LE FORUM DES LECTEURS

Que pensez-vous de la presse gay en général ?
Vous paraît-elle objective ?  Vous apporte-t-elle l'info nécessaire ?
Qu'aimeriez-vous y trouver ?

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Du copier-coller de ce qui existe déjà, histoire d’essayer de se faire une place.

Les magazines gay sont, sauf exception, comme le milieu, brillants et attirants en apparence mais souvent bien creux et sans intérêt. Le seul magazine national en kiosque, en dehors de ceux purement pornographiques, fait passer les homos pour des personnes fortunées, qui dépensent sans compter, achètent les dernières fringues à la mode, partent en vacances quatre fois par an, sortent tous les week-ends.... Il faut arrêter de répandre cette rumeur qui tôt ou tard nous retombera dessus, car des homos Rmistes il y en a aussi, j’en connais !

A l’heure actuelle où tout n’est qu’artifice et superficiel, la presse gay, tout comme hétéro d’ailleurs, a suivi la tendance. Les derniers gratuits qui ont vu le jour se sont malheureusement dicté la même ligne de conduite. Ils n’apportent rien de nouveau.

Du copier-coller de ce qui existe déjà, histoire d’essayer de se faire une place. Cette situation ne durera pas et seuls ceux apportant quelque chose aux lecteurs ont une chance de survivre. Heureusement, sans vouloir vous jeter des fleurs, que vous vous démarquez comme un ou deux autres titres. Je ne vois pas où un lecteur lambda peut trouver un quelconque intérêt à feuilleter des magazines remplis de photos "people". Dans leur majorité, ils n’en ont rien à faire !

Les seuls intéressés sont ceux dont l’ego est flatté par le fait de s’y voir et qui se mettent à rêver d’être des personnes importantes ! C’est une échappatoire à leur frustration d’être des anonymes ! Longue vie à Lettre Ouverte... Patrick

 

Certains magazines sont trop ciblés et trop chers à l'achat et ne correspondent pas a l'attente des personnes gay. Il faut savoir qu’il y a des gays qui n'ont pas accès aux informations des magazines, hormis ceux mis gratuitement dans les divers endroits comme les saunas ou les bars. Il y a trop de publicités dans les  magazines et parfois trop de matraquage de photos de mecs. Moi je cherche un magazine dans lequel je pourrais lire des news, des infos sur le sida, des trucs sur la mode, sur les sorties, sur les associations, etc... Si vous pouviez en faire un comme cela et qui soit accessible à tout le monde pour une somme modique, là je suis preneur ! Bien a vous Maxime.

 

Présentation : Thierry et Michel, nous avons 42 ans tout les deux et vivons ensemble depuis 2 ans. Nous sommes artisan commerçant indépendant, et, par notre vécu et nos attentes, je me permets de répondre à vos questions sur la presse gay. La presse nationale est parfois trop caricaturale, sophistiquée et élitiste. Je suis souvent agréablement surpris par les petits magazines régionaux, dont le votre, qui calquent plus à nos attentes de proximité. Les rubriques culturelles y sont traitées simplement, sans ajouts faussement intellectuels, politisés, et sans parisianisme patenté... Il faut être abordable par tous, tout le monde ne s'habille pas en J-P Gauthier et n'habite pas Panam .
Il est de fait, même si on récuse de s'enfermer dans un ghetto gay, que tous les articles qui traitent de notre communauté nous intéressent : l’expérience de couples et célibataires, nos péripéties quotidiennes, professionnelles, relationnelles, sont rédigées avec plus de compréhension et sans tabou.
Nous aimerions des articles sur :
-voyages avec des adresses conseillées et l'évolution des moeurs du pays, le témoignage de concitoyens expatriés.
-pratiques, adresses recommandées, plages gay et naturistes, restos, bars ...
-annonces rencontres, emplois, immobilières, meubles, voitures...
-santé, sites Internet divers....
Rapprocher les gens, apporter de la convivialité et de l'humour, apporter des réponses....
Bon courage pour vos projets et continuez à nous informer.

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Un catalogue des Trois Suisses pour tapioles adolescentes en mal de consommation.

Qui donc peut prétendre aujourd'hui que le combat est terminé ? La presse gay sans doute ! Et elle seule ! Du moins, c'est le sentiment que l'on éprouve lorsqu'on se fatigue le bras à en tourner les pages ! Inutile de disserter des heures durant sur le rôle de la presse gay en général ou en particulier et de ce qu'elle apporte aujourd'hui; il n'y a rien, du vide, ou plutôt, une sorte de catalogue des Trois Suisses pour tapioles adolescentes en mal de consommation. Et comment voudriez-vous qu'une presse dont l'unique recette repose sur ses annonceurs puisse être autre chose que le porte-parole de ceux qui la font vivre ? Malheureusement, ce n'est pas un phénomène propre à la presse gay, il est général dès lors que la médiamétrie guide les tendances... Il existe des journaux et des magazines d'opinion qui survivent difficilement dans la presse généraliste mais y aurait-il encore aujourd'hui dans notre communauté une population de lecteurs prêts à payer pour l'information qu'ils reçoivent, à s'abonner à leur hebdo ou à leur mensuel et recevoir enfin une information objective, ouverte, courageuse et militante ? Gai Pied a vécu... La presse gay actuelle serait-elle prête à reprendre le flambeau si demain (et on n’est pas passé très loin il n'y a pas si longtemps, mais les Français et leur histoire... pardon, leur mémoire...), si demain il fallait regagner le maquis ? Marc

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Les médias ne sont pas éternels, ils s'ajoutent, se superposent et s'éliminent.

La presse gay est souvent issue d'un microcosme nombriliste et égotiste, qui ne dépasse pas les second et troisième arrondissements de Paris.

Souvent superflue, éprise d'épiphénomène qu'elle érige au pinacle aussi rapidement qu'elle les oublie.

Très bizarrement, elle ne s'appuie pas sur la diversité humaine de notre minorité et de ses nombreux centres d'intérêt. En outre, les marchands du temple, les publi-rédactionnels, les publicités, renvoient une image tronquée et fausse d'un monde tout le temps riche, beau, jeune et en bonne santé. Derrière le militantisme se cache une forme de fascisme. La dictature de la jeunesse, de la santé, de la beauté, tout comme dans la presse féministe généraliste d'ailleurs.

Comment s'étonner que l'on recherche des consommateurs éternels adolescents prêts à consommer tout et n'importe quoi, dont on flatte l'ego et non pas le sens critique ? Ce n'est pas pour rien qu'il manque des débats de fond dans cette presse dite gay, cela en est la conséquence directe.

Beaucoup de lecteurs se lassent car ils ne trouvent pas autre chose que de belles images... un peu vain au bout d'un moment ?

Et puis, depuis Gai Pied, l'Internet concurrence rudement ce type de presse et permet une vision plus large et plus précise (en terme de marketing sectorisé; voir sur des niches toujours plus étroites). Nous sommes à une époque de mutation, et si nous n'y prenons pas garde, ce type de presse peut disparaître tout comme le fax a remplacé le télex.

L'Internet tuera-t-il la presse gay tout comme le fax prochainement ? Les médias ne sont pas éternels, ils s'ajoutent, se superposent et s'éliminent. Les progrès s'auto-alimentant et générant une course toujours plus rapide aux modifications dans nos façons de vivre, travailler, consommer, à l'heure où le mot pérenne est très à la mode... ne peuvent que nous inciter à la prudence et à l'interrogation essentielle : quel est l'avenir de la presse gay si elle ne change pas et ne s'adapte pas d'avantage ? Franck

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Je la trouve arrogante, très nunuche et pauvre en information, riche en langue de p...

Ayant vécu en Grande-Bretagne pendant dix ans, de 1987 à 1997, je ne peux que déplorer la presse gay française. Je la trouve arrogante, très nunuche et pauvre en information, riche en langue de p....  Pourquoi n'y a-t-il pas, dans notre pays, un journal hebdomadaire tel que le "Pink Paper" avec un éditorial, des articles, de vraies offres d'emploi, pas ces espèces d'offres sordides qui sont légion dans la presse gay française. 

Le Pink Paper est un gratuit, il y en a d'autres, mais celui-là est le plus sérieux et le plus honnête. Lorsque Têtu s'est lancé c'était bien, c'était un vrai magazine gay pour les gays, c'est vite devenu une institution. Hélas, tout le monde sait ce qu'est une institution, c'est snob, enfin je ne m'étalerai pas sur Têtu plus longtemps. Pour le reste, ça reste un rencard de clan de copains, grâce à quelques zestes de pseudo-intello-journalisme. Je suis déçu, je pensais qu'avec l'entrée dans l'Europe, les Gay Prides, le PACS, les revendications telles la Gay Pride étaient synonymes de respect, de tolérance, las ! La presse gay française en général est un ramassis de merde ! 

Je suis désolé de réagir de la sorte, mais quand y aura-t-il en France une presse, gay ou non, qui ne prendra pas les homos, les lesbiennes, les transsexuels et tous ceux que l'on dit... marginaux pour des imbéciles ? Je déplore cette presse qui se dit revendicatrice de liberté, de tolérance, cette presse qui profite au beau ! Ah oui, car nous sommes bel et bien dans un pays qui exclut ! Regardons un peu le fameux numéro de Têtu qui relatait un pamphlet sur les bears.... c'est donc ça un bear ! Ah ? donc je suis un alien ! Car ce magazine, dit proche des gays, montrait des hommes poilus, barbus, mais pas du tout forts ! Enfin, la presse gay française en général est triste, elle ne respecte pas les valeurs pour lesquelles elle devrait se donner un cheval de bataille. Voilà mon avis... Je lis par contre Gay Times, the Advocate, Boyz Paper, Pink Paper, Attitude, et vous savez quoi ? C'est drôle, c'est frais, ça ne se prend pas pour Vogue ou Harper and Queen !  Emmanuel

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Bien souvent la presse gay n'est pas objective.

La presse gay en général est essentiellement une presse à caractère pornographique. La plupart des revues sont faites à Paris, ne comportent que des photos de charme et ne s'adressent qu'à un milieu branché, aux revenus élevés et très superficiel.

Il n'existe plus à l'heure actuelle une presse culture destinée à l'ensemble de la communauté gay et lesbienne car malheureusement, il n'y a pas de marché et comme l'argent est le nerf de la guerre, on voit le résultat.

La seule revue nationale, qui impulse de temps en temps des débats de fond, est le magazine Têtu mais bien souvent, le contenu est destiné uniquement aux gays, et les lesbiennes sont totalement ignorées.

De plus, cette revue veut nous faire croire que tous les gays sont riches et disposent de capitaux importants. Mais dans l'ensemble, tout n'est pas négatif car un effort est fait à l'encontre des jeunes et un bon nombre de détaillants de journaux ne classent pas cette revue dans la catégorie pornographique.

Dans le passé, il y a eu une tentative de faire une revue culturelle à l'encontre de notre communauté, elle s'intitulait "Ex aequo" mais sa durée de vie n'a pas excédé 2 ans, car elle n'a pas rencontré le public nécessaire à son existence. Je n'ai malheureusement pas connu l'époque de Gai-Pied parce que j'étais trop jeune, mais je crois savoir que cette revue reste une référence pour notre communauté.

Bien souvent la presse gay n'est pas objective et n'ose pas aborder les problèmes de fond de peur d'être boycottée par une partie de la communauté gay et lesbienne. J'en veux pour preuve les derniers incidents qui se sont déroulés lors de la dernière Lesbian & Gay Pride de Montpellier. Les revues gratuites diffusées dans notre région ont reçu un courrier abondant dans le mois qui a suivi. Une d'elle s'est contentée de régler ses comptes avec la présidente de la LGP, et l'autre nous a expliqué qu'elle avait reçu un courrier abondant mais que faute de place elle ne publiait qu'une lettre sur ce sujet.

Je crois qu'au contraire la presse devrait être plus militante en initiant des débats sur les problèmes de fond de notre communauté en respectant bien évidemment la pluralité des opinions des uns et des autres. Mais en a-t-elle les moyens quand on connaît l'état de la presse en France dans son ensemble, et quand on sait qu'on a beau être au xxie siècle, il n'est pas toujours évident d'assumer pleinement sa "différence" et encore moins de se rendre chez un marchand de journaux pour acheter une revue identitaire ? Max

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Si elle n'existait pas, nous serions extrêmement seuls et dépourvus de références et d'image sociale.

Quand le numéro zéro de Gai Pied est paru, il y a des lustres, j'étais fou de joie. Je lisais tout sans discrimination, le bon, le pire et le meilleur, l'intellectuel, le porno, les annonces, les pubs... L'imprimé sortait du placard.

Mon enthousiasme n'a pas duré. Je n'incrimine pas le pouvoir de l'argent sur la presse, gay ou non. Comment existerait-elle sans l'argent ? Il faut bien qu'elle serve les puissances d'argent qui la font vivre, sans qui elle n'existerait pas.

Toute presse, gaie ou triste, exprime les intérêts de ceux qui la financent. L'objectivité est un beau rêve.

Souvent donc, la presse gay est d'une grande beauté. Certains numéros de Têtu par exemple sont des pièces d'anthologie. Je parle des photos, mais aussi du papier, de la mise en page soignée, du look général.

L'inconvénient, c'est que les critiques et articles de fond deviennent très pauvres. Je me souviens de certaines critiques de films X qui ne valaient pas mieux que n'importe quelle pub à trois sous. Les articles de fond, eux, cherchent à définir ou à faire émerger des tendances et des modes nouvelles, donc à influencer la consommation des lecteurs. Logiquement, tout finit par être de la publicité.

Donne-t-elle les informations nécessaires ? Tout va dépendre de ce qu'on attend. Si je veux l'adresse d'un lieu ou une date, je les trouverai. Si je cherche autre chose, je ne le trouverai sûrement pas. Mais ce n'est pas très grave, Internet supplée ces carences de la presse écrite. De toute presse écrite, non ? Ce forum en est la preuve.

Et qu'aimerais-je trouver dans la presse gay ? Je ne suis pas Narcisse, je ne cherche pas à retrouver le reflet de mes préoccupations, de mes pensées ou de ma génération (qui n'est plus trop la "cible" des commerçants gay). Mais j'aimerais que parfois, un journal me surprenne, j'aimerais ne pas savoir à l'avance ce que je vais y trouver, tout ce beau papier glacé et ces modèles au regard froid. Par exemple, cet été, dans le "Bay Times" (hebdo gay de la baie de San Francisco), j'ai lu une annonce d'un groupe de prêtres païens et druides homosexuels qui invitaient les intéressés à une cérémonie autour d'un feu de camp. Je n'y suis pas allé mais l'idée m'a fait rire. 

J'aime bien la presse gay dont je ne suis qu'un lecteur occasionnel. Si elle n'existait pas, nous serions extrêmement seuls et dépourvus de références et d'image sociale, même si elles sont contraignantes et trop publicitaires. Je ne vois pas comment nous pourrions nous en passer. Bien amicalement à vous, Henri

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La presse gay devrait peut-être plus s'identifier à la presse normale, ne pas trop concentrer un grand nombre d'articles sur la mode.

La presse gay est nécessaire pour informer, divertir, et surtout pour montrer que le monde gay a lui aussi une vie sociale et une vie culturelle, mais malheureusement, elle n'est pas toujours objective et cela sur divers points.

L'info est donnée bien souvent pour les gays des grandes villes, et n’est pas forcément accessible aux gays de province. Les sorties, les restos, les événements sont souvent à destination des gays branchés, des gays des villes, et non pas des gays des campagnes et bien souvent ces magazines ne sont pas très représentatifs de la réalité et du quotidien des gays de province. Elle n'y est pas toujours bien développée, ou alors souvent destinée à une classe sociale bien définie, à un mode de vie bien bcbg et tous les gays ne s'y reconnaissent pas forcément.

Trop de mags identiques où le sexe est toujours une priorité, un atout de vente, mais quand on regarde de près les clichés, quel gay peut bien se reconnaître au travers de ceux-ci ?

Tous les sujets y sont bien souvent abordés en surface, rien de profond ! Les adresses sont toujours sur la capitale, les pubs aussi !

Que dire de l'info qu'elle apporte ? Parfois intéressante, souvent superficielle malheureusement. La presse gay devrait peut-être plus s'identifier à la presse normale, ne pas trop concentrer un grand nombre d'articles sur la mode, sur les dernières tendances en matière de ..... !!!!

Peut-être aussi être plus proche des gays de province, de leurs soucis quotidiens, de leurs difficultés aussi à assumer leur homosexualité loin de la capitale, élargir ses possibilités de dialogues et d'échanges et moins de snobisme et de m'as-tu-vu !

De plus, bien souvent ces magazines sont chers et pas toujours accessibles aux jeunes gays sans fric et sans emploi !

Les affiches sont bien souvent trop racoleuses, d'où aussi des difficultés à aller l'acheter chez son marchand de journaux du coin. Revoir surtout les couvertures et les rendre plus proche de la réalité de la vie et des conditions de chacun, tout n'est pas qu'artifice dans le monde gay et il serait bienvenu que la majorité des gays soit représentée dans ces magazines.

En fait on aimerait y trouver plus de solidarité, plus de possibilités de s'exprimer, plus de réalisme et de convivialité, des infos indispensables pour bien vivre au quotidien son homosexualité, de bonnes adresses, des moyens de communiquer ensemble et de donner aussi son avis sur différents articles (sans parler de mode), avoir accès à des infos plus pratiques et plus proches de la réalité.

Trop semblables les uns aux autres, et donc, quand on en a lu un, il nous semble avoir lu tous les autres ! Donc un magazine qui se différencie des autres ! Serge

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