LE FORUM DES LECTEURS

Pensez-vous que l'on parle trop ou pas assez de l'homophobie ?
Trop en parler et la médiatiser ne risque t'il pas d'amplifier le phénomène ?
A titre personnel, vous sentez-vous concerné ?

Vous rejoignez tout à fait les grands thèmes d'actualité, similaires au racisme par exemple ! 

On ne parle jamais assez de ces discriminations, car il faut faire entrer une fois pour toutes dans les moeurs, même si c'est utopique, que toute discrimination en soi est un non sens, que cela constitue une agression vis à vis d'autrui et que c'est préjudiciable à la bonne entente d'une vie en collectivité ! On n'en parle jamais assez car c'est aussi un fondement des droits de l'homme et du citoyen, si chers à notre république ! Chacun est concerné, il n'y a pas d'exception à ma connaissance qui puisse justifier une attitude de cette nature et le fait d'en parler souvent est un facteur de sensibilisation supplémentaire nécessaire ! 

Les goûts & les couleurs ne se discutant pas, c'est une question personnelle ( affinités, penchants, ...) que chacun à le droit dans nos démocraties, de pouvoir vivre à sa manière &  en toute liberté. 

Tel est mon point de vue et je m'efforce en permanence à ce que mon attitude soit conforme à ce principe ! Claude 

A mon humble avis on n'en parle pas assez.

On casse encore du "pd" sans qu'aucune ligne ne soit parue dans les journaux.

Pour la Gay Pride de Paris, l'année dernière, j'ai été choqué et un peu mal à l'aise en voyant ce jeune homme qui, dans le Nord, a été brûlé par des voyous, pour s'amuser. Là le relais des médias a bien fonctionné.

Je suis dans un métier, routier, qui en fait fantasmer beaucoup, je ne ressens pourtant aucune homophobie, on a assez de stress sur la route pour avoir autre chose à penser le soir au fond de sa couchette.

A bientôt. Jean-Marc

Je vis en Italie depuis maintenant 8 ans mais lorsque je lis la presse française, les magazines et en naviguant sur Internet, non, je ne trouve pas que l'on parle trop de l'homophobie. Surtout on n'en parle pas assez !
L'homophobie n'est pas en recul, bien au contraire, autrement nous serions tous déclarés, non ?
Je suis gay depuis toujours, tout le monde sait de moi mais encore trop pensent qu'il vaut mieux que cela ne se sache pas. C'est donc qu'il existe encore une certaine peur de vivre sa propre homosexualité au grand jour. Beaucoup donnent comme excuse qu'au bureau cela ne regarde personne. En faisant cela on s'exclue automatiquement de la société. nous avons tous des collègues de travail avec lesquels il arrive d'aller déjeuner, dîner, on s'invite les uns chez les autres. C'est le propre de la vie sociale.Le fait de n'être pas déclaré limite cette liberté et ne fait que développer les ragots et l'ignorance.
Ce préambule pour dire que l'on ne parle pas assez d'homophobie déjà entre nous. Nous ne militons pas assez pour cela. Je ne parle pas des associations mais de nous comme personnes singulières.Plutôt que de voir le problème, on se le cache.
L'homophobie ne vient pas des autres mais de la façon dont on se propose aux autres.Tant que les images que recevront les pseudo-homophobes seront celles de drag-queens ou de mecs plus nus que vêtus lors d'un reportage de 3 minutes retransmis sur tf1 à l'occasion de la Gay Pride, ou tant que l'on ne se battra pas pour que cesse l'assimilation homo = pédophile, les opinions ne changeront pas.
Il est certes difficile de révolutionner les pensées humaines d'un coup de baguette magique.
C'est donc à nous de nous battre au quotidien pour se faire respecter plus qu'accepter. Je ne demande pas en tant qu'homo que l'on m'aime, je demande juste d'être considéré comme un mec hétéro avec les mêmes droits et le même regard de la part des autres.
Lorsque je me promène dans la rue en tenant mon mec par la main, je ne veux pas attendre qu'il fasse nuit noire ou d'être dans le marais.Je veux pouvoir le faire partout comme je veux, pouvoir l'embrasser à toute occasion. Moi, je n'ai pas de problème à le faire mais ce n'est pas le cas de la plupart d'entre nous.
Sortir du placard n'est pas seulement le titre d'un film ridicule, cela doit devenir notre doit le plus fondamental.
Pendant toute mon adolescence, au collège, on m'a insulté de tapette, de tantouze, de pédale, je le vivais très mal, d'autant plus que je me savais déjà gay. J'ai survécu, d'autres encore se suicident.
Nus devons donc faire en sorte qu'être homo soit "normal" pour notre entourage, nos amis, les voisins et les autres de façon à permettre l'évolution de l'obscurantisme populiste.
cordialement Martial

L'homophobie a des causes profondes que l'on n’élimine pas en médiatisant le sujet.

Chacun, à la place qu'il occupe dans la société, peut - s'il le désire - divulguer tant par la parole que par le comportement, tout ou partie de ses attirances sexuelles.

Dans la mesure où un nombre croissant d'hommes et de femmes exprimeront leur attirance homosexuelle d'une façon digne et retenue, ils forceront le respect et tariront les sources de l'homophobie.

Etant venu vivre dans une ville catholique et bourgeoise, je m'y suis présenté dès le début comme vivant en couple avec mon ami. Nous recevons famille, amis, voisins et connaissances sans nous cacher.

Personnellement je ne suis pas plus le sujet d'homo-jalousie que d'homophobie.

Il n'est pas rare que nous sentions chez certains une pointe de jalousie pour ce que mon ami et moi avons réalisé ensemble. La longévité de notre union - déjà 35 ans - à elle seule suscite l'étonnement de beaucoup.

Il est possible que notre homosexualité nous ait fermé certaines portes, mais à mon sens notre attitude honnête et franche nous a valu beaucoup de sympathie et a été le départ de relations agréables d'où sont même nées quelques véritables amitiés.

Dr Jean Van Roy - Bruges - (A gagné un DVD “Comme des Anges”)  

L'homophobie se manifeste d'abord par l'insulte.

 Aussi loin que je me souvienne, j'ai su d'expérience que cette part homosexuelle de ma vie, avant même que j'en prenne vraiment conscience, était un objet d'insulte et de mépris. C'est, je crois, ce qu'ont connu ceux de ma génération nés en province, surtout du Sud, dans les années 50.

Les raisons profondes de ces comportements ont été analysées; je voudrais ajouter seulement que les Prides tentent de répondre par la manifestation à cette honte première, initiatique, de l'insulte reçue. Réponse efficace ou inadéquate ? C'est une autre question. 

Que dire de plus de cette insulte? Elle diffère du "sale Juif" qu'évoque Albert Cohen dans O vous frères humains, car le Juif insulté peut revenir à ses sources culturelles propres, il verra qu'être juif est une noble chose, grâce à la Bible, au Talmud, aux 3000 ans d'histoire héroïque de son peuple.

Mais l'homosexuel insulté, vers quoi ou vers qui se tournera-t-il ? Pas vers ses parents, qui, à la différence des parents juifs, ne partagent rien du vécu de leur enfant.

Pas vers d'autres homosexuels, il n'existe aucune solidarité, aucune chaleur, aucune amitié entre insultés. Il n'y a de communauté homosexuelle, à la différence de la communauté juive, qu'autour de commerces sexuels où l'individu n'est qu'un consommateur.

Il n'y a rien pour prendre en charge sa douleur, ou seulement pour lui témoigner un peu de chaleur. A ce titre, l'homo est mille fois plus seul, y compris dans ce qu'on appelle à tort sa communauté, que les autres minoritaires.

Faut-il ou ne faut-il pas parler de l'homophobie ? Est-il nécessaire de criminaliser l'insulte ? Je crois les mesures judiciaires contre l'homophobie parfaitement inefficaces, et utiles surtout aux politiciens, qui s'en servent pour nous jeter de la poudre aux yeux et se donner des airs modernes. Une loi n'est

qu'un texte imprimé: comment ces bonnes intentions et ces imprimés pourraient-ils contrebalancer l'actuelle régression massive de notre civilisation en fait de morale, de condition féminine et de droits des minorités, sous l'influence d'un Islam de plus en plus écouté et respecté ? J-C. Marie égratigne au passage l'Eglise catholique, mais elle aurait encore ceci de rassurant qu'elle n'appelle plus au meurtre des déviants, à la différence de la chari'a. Parler d'homophobie ou ne pas en parler, me semble-t-il, n'a aucune espèce d'importance devant cette régression historique, devant l'impuissance d'autorités incapables d'appliquer les lois d'interdiction de la polygamie, de l'excision, du mariage forcé. Les homos n'ont rien à attendre d'un Etat incapable de faire respecter ses propres lois sur son territoire. 

Je suis sensible enfin aux propos de M. Marie sur le suicide. Il observe à juste titre que l'amélioration apparente de la vie homosexuelle depuis plusieurs décennies, la disparition relative de l'injure homophobe chez les Européens, n'ont rien changé au taux de suicide des homosexuels, surtout parmi les jeunes, je le crains. Il propose l'hypothèse que le sida générerait une sorte de haine de soi, qui provoquerait le suicide. Il écrit que l'homophobie est à rechercher chez les homos eux-mêmes. Quel modèle de vie, d'intégration sociale, est proposé à un jeune homosexuel aujourd'hui ? Il suffit de voir les publicités et certains films pour se rendre compte que le modèle d'intégration proposé est unique, univoque, absolu, hors de ce modèle il n'y a pas de salut. Je ne suis pas contre le commerce, même en matière de sexe; mais je trouve désespérant que le modèle unique d'intégration soit imposé par la publicité. Plus simplement: si l'on n'est pas beau, que fera-t-on? Eh bien, on restera seul. Cette solitude se prolongera dans la vieillesse: en plus de n'être pas beau, on ne sera plus jeune. Il n'y aura plus qu'à mourir... Nulle part on ne rencontre de relativisation de ces modèles absolus et tyranniques (en particulier, il y aurait beaucoup à dire sur ce qu'est au juste la beauté). Voici ce qu'écrit Michel Houellebecq, p.100 de son Extension du domaine de la lutte : "Tout comme le libéralisme économique

sans frein, et pour des raisons analogues, le libéralisme sexuel produit des phénomènes de paupérisation absolue. Certains font l'amour tous les jours; d'autres cinq ou six fois dans leur vie, ou jamais. Certains font l'amour avec des dizaines de femmes; d'autres avec aucune. C'est ce qu'on appelle la “loi du marché”. Dans un système économique où le licenciement est prohibé, chacun réussit plus ou moins à trouver sa place. Dans un système sexuel où l'adultère est prohibé, chacun réussit plus ou moins à trouver son compagnon de lit. En système économique parfaitement libéral, certains accumulent des fortunes considérables; d'autres croupissent dans le chômage et la      misère. En système sexuel parfaitement libéral, certains ont une vie érotique variée et excitante; d'autres sont réduits à la masturbation et à la solitude. Le libéralisme économique, c'est l'extension du domaine de la lutte, son extension à tous les âges de la vie et à toutes les classes de la société. De même, le libéralisme sexuel, c'est l'extension du domaine de la lutte..." 

Nous voilà loin de l'homophobie. C'est qu'en effet, elle n'a pas le rôle déterminant que l'idéologie lui assigne. Le mal est plus profond et plus radical, et il tue, quoi qu'on fasse et qu'on dise contre ce commode bouc émissaire.

Amicalement, Henri (A gagné un DVD “Comme des Anges”)  

Questionnement sur l’homophobie

Disons que paradoxalement, l'homophobie a tellement reculé en apparence chez les hétérosexuels qu'on se demande si la question mérite encore qu'on y attache le moindre coup d'œil. c'est l'homophobe qui est montré du doigt. A tel point qu'on se demande s'il n'y a même pas un danger sournois d'atteinte à la liberté d'expression quand on voit la possibilité de mettre en œuvre des mesures aussi ambiguës que la criminalisation des propos homophobes. Les homos vont-ils devenir aussi intolérants et réactionnaires que les femmes puritaines américaines qui ont réussi à faire passer des lois que même le Pape n'est jamais parvenu à imposer chez nous, comme l'interdiction de la pornographie, le harassement sexuel qui vous envoie en tôle pour un simple regard, ainsi qu'une injure "sexiste" comme pouffiasse ou pédé dans un moment de colère ? ...

Le danger de la victimisation outrancière est de rendre l'air irrespirable. Plus l'homophobie recule, plus le dernier quarteron de ses militants, voyant son objet même disparaître, fait de la surenchère pour alimenter en essence un moteur dont les réacteurs sont en train de s'éteindre les uns après les autres.

Les agressions homophobes. Certains faits divers sont venus nous rappeler qu'elles existent encore, néanmoins, dans un pays de 60 millions d'habitants, la poignée des agressions graves est si faible qu'on se demande si elles relèvent de l'agression homophobe ou de la violence ordinaire qui trouve dans l'argument "sale pédé" un prétexte à son passage à l'acte, mais qui aurait pu trouver une autre façon de s'exprimer si le hasard en avait voulu ainsi ; disons aussi que l'homophobie s'est réaffirmée dans les milieux religieux qui se sont radicalisés, que ce soit dans l'Eglise catholique en perte de vitesse, ou surtout dans les milieux musulmans où il existe une dérive importante. La situation du beur homo est certainement la plus inconfortable de toutes aujourd'hui.

L'homophobie des homosexuels. Autant je ne m'inquiète pas de la situation chez les hétéros, beaucoup plus tolérants, autant on peut s'inquiéter de la haine de soi chez les homosexuels. Si l'on dit que l'homophobie est la cause de l'incroyable taux de suicide chez les homos, et surtout les jeunes homos, on a parfaitement raison. Mais il faut quand même remarquer l'incroyable paradoxe : le recul fantastique de l'homophobie dans la société ne se traduit pas dans les faits en regard des suicides des homos, qui non seulement ne diminuent pas, mais augmentent. L'erreur fondamentale des militants de la lutte contre l'homophobie est de regarder au mauvais endroit les causes de ce suicide. Le débat commence à s'ouvrir enfin sur les dégâts inouïs d'une intégration mal pensée, et dont les

fondements "réactionnaires" sont en totale contradiction avec les aspirations inconscientes mais authentiques des homosexuels, d'être des hommes DIFFERENTS. Sur ce même forum, un débat s'ouvre sur les vidéos bareback. L'incapacité des homosexuels à admettre leurs propres minorités est très certainement utile pour éclairer l'homophobie des homosexuels, lesquels emploient contre leurs "déviants" les moyens exacts que la majorité morale employait hier contre eux, dont la censure du bareback n'est que la partie la plus visible.

Des têtes un peu moins vides que celles des militants de base commencent enfin à mieux authentifier la vraie nature du mal-être exacerbé des homosexuels d'aujourd'hui, qui relève de moins en moins de l'exclusion, mais plutôt de la haine du sexe.

Le danger de l'intégration. Avant le sida, les homos avaient une bannière : le droit à la différence et le sexe. " Mon cul est révolutionnaire" : toute l'émancipation gay s'est réalisée historiquement sur ce seul message. Aujourd'hui, sida oblige, le discours est "droit à l'indifférence et No sexe”. Et l'on s'étonne que l'on ne trouve plus de militants !

La question du mariage gay a été l'occasion pour quelques intellectuels avertis de recentrer les homos sur leur message initial, complètement subversif, aux antipodes de la présentation que les médias homos entièrement dédiés à l'image "intégrée" imposent, avec le peu de succès que l'on sait, je dirai même avec les conséquences que l'on sait : le suicide accentué des homos, incapables de supporter le modèle qu'il faudrait épouser.

J'ai soutenu l'idée du mariage gay au non du principe de non-discrimination, mais je ne suis pas dupe : cette idiotie du mariage ne convient aucunement à un homosexuel, lequel est avant tout celui qui le premier à dire non à l'obligation reproductive, et non à l'obligation de fidélité. Ce n'est pas un hasard si ce sont les gays qui ont permis à la capote de passer, au lieu du message sur la fidélité et la chasteté (comme Bush espère encore le faire dans sa politique antisida ). L'homosexuel est avant tout un déviant (au sens noble ) contre les normes épuisées d'une société qui se transforme, mais désormais sans lui. Les attaques contre le mariage, d'où viennent-elles : de Marcella Lacub, d'Elisabeth Badinter, mais sûrement pas des homos intégrationnistes ! Les homos mal dans leur peau ne supportent pas l'idée qu'ils soient différents : ils n'aiment pas les homos qui pratiquent le sexe à tout va, et qui ruinent leur volonté de se fondre, de disparaître, de s'indifférencier. Car les homos , les vrais, sont tout le contraire du bon père de famille, c'est cela que j'appelle l'homophobie des homosexuels. Les homos réacs ont complètement perdu la conscience d'eux-mêmes, ils sont plus “Papistes” que le Pape, réclament le Mariage, la Fidélité, tout en disant le contraire. Vive le sexe, mais sous capote : le discours du Pape fait débander bien moins que les messages de la prévention homo.

La schizophrénie de l'intégration des homos a complètement fait perdre de vue la réelle nature subversive de l'homosexualité, et les a éloignés de leur véritable identité : le mal être des homos qui rêvent encore d'intégration forcée vient de ce basculement intellectuel et du sida, qui a poussé les homos intégrationnistes à être la frange la plus réactionnaire et la plus intolérante de la société.

L'homophobie, la vraie, c'est quoi ? C'est le discours contre le sexe : qui consiste à ne considérer que les seuls homosexuels, pour mieux masquer la composante homosexuelle des hommes hétéros, qui pourraient s'y livrer à la marge sans aucun problème. Car les gens sont peut-être en réalité plus sexuels qu'homos ou hétéros et ça vaut pour les hommes autant que pour les femmes. L'homophobie est ainsi non une exclusion, mais un instrument de pouvoir : qui renonce à sa propre sexualité, à toutes ses composantes, renoncera bien plus facilement au reste après, à sa liberté, à sa capacité de dire non. La lutte contre l'homosexualité, pour un réactionnaire, est bien plus importante que la lutte contre les homosexuels, ils s'en défendent d'ailleurs fort bien ! Le pouvoir s'appuie sur la castration psychique des hommes, l'homme assujetti a d'abord à renoncer aux autres femmes, et aux hommes : l'homophobie est le complément naturel de l'obligation de fidélité, qui est l'outil privilégié du pouvoir. Or ni l'une ni l'autre ne sont dans la nature humaine, et l'individualisme et son avènement confirment décennies après décennies cette réalité. les homos, en phase de réaction, sont dans la névrose suicidaire, pour avoir perdu le pied à l'étrier dans cette dynamique de libération qu'ils ont oubliée.

JC Marie. (A gagné un DVD “Comme des Anges”)

Retour sommaire