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Pensez-vous que les films X "bareback" sans protection puissent être mis en cause dans le relâchement de la prévention et influencer les pratiques à risques ?

Les films  X "bareback" entretiennent, volontairement ou non, l'idée qu'il est possible d'avoir des relations sans risque tout en se passant du préservatif.
Or, à l'heure actuelle, si les traitements ont fait des progrès, il est vital de rappeler à tout le monde deux règles essentielles: 1-LE SEUL MOYEN DE SE PROTEGER CONTRE LE SIDA RESTE LE PRESERVATIF.

2- IL EST IMPORTANT DE SE FAIRE DEPISTER DE FACON REGULIERE SI L'ON A DES PARTENAIRES MULTIPLES, ET AU DEBUT D'UNE RELATION STABLE. 

 Il ne faut pas avoir peur des mots:ceux qui pratiquent le Bareback ne sont rien d'autre que des suicidaires et des assassins en puissance. Yoni Président du Beit Haverim de Montpellier

La diffusion de vidéo barebak ne peux avoir d'effets sur la condition des relations sexuel   les personnes sont pour une partie bien informe  sur les risques certain d'autre moins ou une impression de courir  a aucun problème futur et profiter de la vie  les vidéos  sans préservatifs on un cote excitant a voir et celle ci sont bien souvent accompagne de messages qui précise  qu'il y a risque de faire ces pratiques sauf entre partenaires unique  ou des réguliers  Des vidéos  a sexualité   très libre sans information   oui  donne  envies de faire  pareil ces recommandations doivent être faite de façon très éducative sans donner  un sens de répression   il est vrai qu il est difficile de faire passe  la sensibilité   de voir que beaucoup on cette pratique  et   il est vrai pas mal  vive  pas trop  leur problème de maladie car il y a d autre vidéo   a risques exp sadomasochistes ect  on voie les soumis prendre des plaisirs  dans leur fantasmes donc on peu dire que cela dépend  du contenu  certaine dans le commerce depuis peu avec jeunes personnes  avec des relations barebak pour moi celle ci les trouve a risque

Votre question prête aux films X un pouvoir d'influence bien exagéré.
Je ne crois pas que deux partenaires qui voudront se passer d'une capote aient besoin d'un film pour ça; et ceux qui se protègent ne sont pas bêtes au point de se laisser influencer si facilement. C'est vraiment surestimer la force de l'image, et sous-estimer le consommateur.
Les débats sur le X me paraissent du bavardage destiné à cacher de véritables problèmes. Ce fut le cas il y a quelques années à propos du X hétéro et des mineurs. Pour éviter de regarder en face l'horreur machiste des tournantes en banlieue, où les filles sont traitées comme au XIV° siècle, on s'est mis à raisonner à longueur de colonnes sur les films pornos.
Pour ce qui est du bareback, il me semble que c'est un peu la même chose. Des intervenants ont parlé de sensualité. J'ajouterais le plaisir du risque: pourquoi des endroits sordides et dangereux, quais de fleuve, entrepôts, gares, etc, sont-ils en même temps des lieux de drague ? Leur principal attrait ne serait-il pas le danger ?
Et si le danger pimente le sexe entre hommes, le bareback ne serait-il pas le plus fort de tous les piments ?
Alors, si cette hypothèse se vérifiait, il vaudrait mieux éviter de s'étendre sur les risques des rapports non protégés: leur principale séduction, c'est justement ce risque. A quoi bon sauter à l'élastique si le gouffre n'est pas profond et l'élastique, trop solide ?  Amicalement, Henri

Sélection de la rédaction - A gagné un DVD "Comme des Anges"

Je ne pense pas que cela soit lié. Je pense que l'information circule moins. En outre, je pense que malheureusement les gens s'habituent à tout, même au maladies les plus dangereuses... le temps erode la
prévention. A bientôt Fred

Le plaisir véritable n’existe qu’avec l’amour au préalable. L’amour c’est avant tout le respect de l’être aimé.
Pour les relations sexuelles, le préservatif s’impose donc face au sida, sauf si les partenaires sont absolument certains de leur fidélité, ce qui appartient à l’intimité du couple.
Un film s’adresse au public. C’est tout le contraire de l’intimité, le film est un support d’inspiration, de fantasmes, il peut engendrer l’imitation dans les comportements. Des films qui ne mettent pas en scène l’utilisation du préservatif manquent d’amour pour le public. Si le plaisir oublie cette nécessité d’amour, à la recherche éperdue d’une beauté des corps et de sensations d’oubli de soi dans la plénitude et la découverte d’un univers idéal, la folie peut arriver. La folie c’est peut-être le plaisir sans l’amour, la folie c’est le plaisir sans préservatif, la folie c’est le film, modèle, qui oublie le sida. Les films bareback peuvent être mis en cause dans le relâchement de la prévention, partout où il n’y a pas d’amour au préalable.

Un rapide tour sur les sites de vente de porno gay en ligne, nous montre d’abord que le genre dvd bareback est devenu très accessible. En effet, certains catalogues ne comptent pas moins de 86 références… de quoi satisfaire les amateurs et encourager les non initiés…
D’autre part, s’ils refusaient jusqu’à il y a peu d’en commercialiser, les vidéoclubs gay reconnaissent volontiers que la demande et la pression commerciale ont eu raison de leur déontologie et aujourd’hui les vidéos bareback représentent une très forte demande des clients (jusqu’à 50 %) !
Il faut donc reconnaître une véritable prolifération des productions pornos “unsafe” due à un engouement de la part des consommateurs.
Faut-il rappeler que le sida n’est pas une priorité pour l’industrie du sexe ?   
Peut-on pour autant en déduire que les fantasmes noKopte qui prennent réalité dans les films bareback séduisent les consommateurs de porno gay au point de les pousser à passer à l’acte ?
Une enquête d’Act Up Paris réalisée en 2004 semble aller dans ce sens puisque 35 % des gays interrogés (44 % des moins de 25 ans !) avouent avoir eu au moins une relation sexuelle anale non protégée dans les 12 derniers mois avec des partenaires occasionnels (contre 25 % pour la même enquête en 2000).   
Un tour rapide sur le Net (chats et annonces) confirme combien le noKpote est devenu un terme commun… Encore une fois les plus jeunes sont très concernés. Est-ce par manque d’information (le tapage fait autour de l’épidémie SIDA étant devenu de plus en plus discret et les effets dévastateurs du SIDA moins connus ou banalisés par la trithérapie…), par manque d’expérience (facilement tentés et rassurés à tort par des hommes plus âgés) ? Force est de constater qu’avec quelques verres dans le nez et parfois un peu de drogue, les jeunes gays sont de véritables victimes du phénomène baise “unsafe”.
En ce qui concerne les autres gays, moins jeunes, qui consomment aussi de la vidéo bareback, il y a fort à craindre de l’influence néfaste que cela puisse avoir sur leur sexualité.
Nombreux sont les couples gay qui n’utilisent pas la capote lors de rapports au sein de leur couple pour renforcer une intimité émotionnelle… Que se passe-t-il, si l’un d’entre eux, lors d’une virée dans un sex club, se laisse aller avec un partenaire occasionnel particulièrement excitant à accentuer les sensations d’abandon et partager le sperme ?
Je pense donc qu’il ne faut pas sous-estimer l’aspect d’exemplarité que les films pornos ont sur leur audience et s’inquiéter vraiment car c’est la santé des consommateurs qui est en question.
Pour mémoire, il est évident que depuis la multiplication des vidéos à thème SM, certains lieux spécialisés dans les soirées “hard sex” (fist, pisse, gangbang,…) qui jusque-là n’attiraient qu’un nombre limité de clients, ont vu débarquer de nouveaux clients plus jeunes et à la recherche de sensations fortes ! Philippe

Il y a eu la génération pré-sida : juste après la dépénalisation de l'homosexualité en France (ce n’est pas si loin que ça : 1981) les pédés pouvaient enfin s'éclater sans contrainte. Heureusement qu'ils l'ont fait car cette période de grande liberté n'a pas duré bien longtemps.
Car est apparu cette saloperie de SIDA et l'hécatombe qui en a suivi. Les pédés voyaient alors leurs copains crever les uns après les autres. Le mot d'ordre était alors "pas le choix : la capote ou la mort". Il y a eu une vraie mobilisation de la communauté pour faire face à l'épidémie. En particulier les actions contre les laboratoires qui les ont poussés à accélérer les recherches. Et surtout la prévention par l'usage des pratiques à moindre risque. Du coup les infections ont diminué...
Puis sont apparues les trithérapies. Une grande avancée, car cela permet aux malades du Sida de ne plus crever "plus ou moins" (plutôt plus que moins d'ailleurs) vite. Et puis au fil du temps les trithérapies, voire les multithérapies, se sont améliorées. Le nombre de morts a diminué. Les gens atteints du Sida survivent. Mais dans quelles conditions ? Il faut être conscient des effets secondaires qui sont invalidants. Certains peuvent mener une vie “presque” normale. Mais au prix de combien de sacrifices, de souffrances ? Et il y a toujours des malades en échecs thérapeutiques chez lesquels on ne trouve plus rien qui ne puisse enrayer l'action du virus.
Comme le nombre de morts a diminué, on a de moins en moins parlé du Sida. Au point que les jeunes de maintenant arrivent à en penser qu'il ne s'agit que d'une maladie comme les autres. On n'en meurt plus, on la soigne et puis voilà...
Voilà quoi ? Quand on se chope cette saloperie, c'est POUR LA VIE. On n'en guérit pas.
Et ce sont des traitements à vie qu'il va falloir subir. C'est vraiment pas drôle de bouffer 20, 30 cachets de formes et couleurs variées (certes c'est peut-être joli à voir toutes ces couleurs, mais quand il s'agit de les avaler on ne considère pas ça sous le même angle).
Ce n’est pas marrant de subir des injections. De se chopper des diarrhées aiguës à répétition. D'être dans l'incertitude que son traitement sera encore efficace le mois suivant, et que si ce n'est pas le cas, il n'y en aura peut-être pas d'autre...
Je suis d'une génération post-Sida, et de ce fait, j'utilise et je fais utiliser systématiquement des préservatifs pour les pénétrations. Je ne connais pas la différence “avec” et “sans”, étant donné que je n'ai jamais pratiqué “sans”. Et je ne veux pas la connaître.
Ce que les jeunes doivent se mettre dans le crâne, c'est qu'on n'a PAS le choix.
Certes le risque 0 n'existe pas (à part l'abstinence et la veuve poignet, mais faut pas exagérer non plus !).
Mais on ne peut pas jouer avec nos vies et celle des autres, alors les éjaculations dans la bouche, les pénétrations sans préservatif, c'est NON, NO, NIET, NEIN.
Et c'est là que je pense que les films X "bareback" sont également responsables dans le relâchement de la prévention, au même titre que le manque d'intérêt porté par les médias sur la réalité du Sida aujourd'hui.
Que des séropos se permettent des pratiques bareback entre eux, soit (s'ils sont conscients des risques de surinfections).
Mais déjà que les messages de prévention ont perdu de leur impact, il faut absolument que les jeunes intègrent le fait que le Sida est toujours là et qu'on ne peut pas se permettre de plaisanter avec lui, car lui, il ne nous loupera pas. Et à ce titre la mise en scène de pratiques bareback va à l'encontre du message qu'il faut faire passer. Pour information, je suis séroneg, mon copain est séropo. Nous ne pratiquons que des relations protégées. Chaque fois qu'on a des relations avec d'autres, je considère qu'ils sont séropos et nous n'acceptons que des relations protégées.
Dans le même esprit, il m'arrive de télécharger des vidéos X. Lorsqu'elles sont bareback, je les efface immédiatement.  NON AU BAREBACK ! François, Lyon.

Sélection de la rédaction - A gagné un DVD "Comme des Anges"

Je ne pense pas que les films "bareback" soient l'unique cause de relâchement des comportements à risque.
Il s'agit me semble-t-il de quelque chose de plus complexe. D'abord parce que les séropos en ont marre des traitements qui n'évoluent pas beaucoup et ils commencent à croire que les grands groupes pharmaceutiques se font du beurre sur leur dos.
Et puis toujours ce sentiment : "je suis déjà séropo qu'est-ce qui peut m'arriver de pire ?" et pour ceux qui ne le sont pas encore : "plein de mecs le sont depuis longtemps et ils sont toujours là, alors ?!" Mais aussi les établissements chauds qui pendant quelques mois, voire quelques années, n'ont plus ou presque plus proposé de préservatifs à leurs clients. Voilà. Bruno

Je pense que faire une corrélation entre la production de films bareback et le relâchement de la prévention n'est pas juste.
S'il y a un peu plus de films bareback produits actuellement (et encore je ne trouve pas qu'ils soient très importants), c'est justement parce qu'une partie des gays (dont je fais partie) en ont marre de voir depuis des années des préservatifs "saccager" la sensualité, fut-elle même un peu brutale, de l'acte sexuel dans les films X.
Parle-t-on de relâchement pour les films X hétéros qui eux se sont très peu mis aux préservatifs, alors que les hétérosexuels aujourd'hui sont majoritaires chez les séropositifs ?
Alors non, je suis contre cette vague de culpabilisation des gays par d'autres gays qui cherchent à imposer leur point de vue.
Chacun est adulte, conscient de ses fantasmes, libre de les réaliser ou pas et ce n'est certainement pas la "censure" ou la mise à l'index de films bareback qui y changera quoi que ce soit, même au contraire...
C'est comme pour les partis politiques d'extrême droite par exemple que certains auraient voulu voir interdits alors que c'est la meilleure façon de leur faire une très grande publicité ! Dans la marginalité et la "martyrisation"...
Donc c'est tout vu, le bareback dans les films X doit exister pour le public qui souhaite les visionner de manière responsable. Christophe

Sélection de la rédaction - A gagné un DVD "Comme des Anges"

Un film dvd de ce style reste un film avant tout (pour le fantasme tout est possible dans un film X gay).
Des gens verront cela comme du cinéma X, d'autres voudront en faire autant... certes il y a réel relâchement dans certains établissements ''sexe'' et trop peu de prévention faite dans les médias à ce sujet.
On dirait qu'en France la vérité dérange.  Il y a beaucoup trop de censure par rapport à d'autres pays (Australie, Royaume Uni, etc) où l'on montre ouvertement les risques liés au HIV sans préservatif.
Imiter ce genre de pratiques sexuelles sans préservatif présente un réel risque.
Il y a des adeptes de barebacking qui sont conscients de leurs actes et qui pratiquent ce genre de plans entre  "adultes consentants".  Eux savent pourquoi et c'est leur choix. Le principal étant de dire la vérité à son (ses) partenaire(s).
A ce jour aucun vaccin n'existe pour le HIV.  Le préservatif reste de mise pour des rapports sexuels avec des partenaires multiples.

Je pense qu'une majorité de gens est influençable par le comportement des autres. Comme une suggestion subliminale une image de rapport sans protection peut, pour certains, leur faire répéter ce geste en "toute confiance" parce qu'ils l'on vu faire.

Pour ma part, comme pour d'autres, mes rapports se pratiquent sans protection parce que je suis en couple et nous n'avons pas "encore" le besoin de pratiquer autre chose. Mais dans l'éventualité que cela se produise un jour je peux déjà répondre que nous n'aurons jamais de rapport sans préservatif, parce que nous nous l'interdisons depuis toujours, peut-être parce que très conscient des risques.

Il n'est pas incompatible d'avoir des films sans protection si une information permet aux gens de comprendre dans quelles conditions les acteurs peuvent le faire. En rappelant en même temps les risques de cette pratique, surtout pour les jeunes.

Dans ces cas là, bons films à tous. Mic / Ambérieu 01.