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LE FORUM DES LECTEURS Fréquentez-vous
les établissements gay ? Vous satisfont-ils ? |
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Sans en être un client
assidu, je fréquente tout de même les établissements gay. Pour ce qui est
des saunas et sex-clubs, évidemment, je ne vais que dans des
établissements gay, car je sais ce que j'y cherche et là je suis sûr de
pouvoir le trouver. Pour ce qui est des bars et des restos, lorsque j'ai le
choix entre un établissement homo ou homo-ami ('gay friendly, quoi !) et un
établissement hétéro, je choisis la version homo. Mais ce, à condition
que la seule qualité de l'établissement en question ne soit pas la
"sélection" des clients. |
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Il n'existe pas, en
province, des lieux gay où on puisse passer un moment l'après-midi dans
une ambiance conviviale. Il m'arrive de fréquenter les endroits gay, mais
un peu par obligation. Je m'explique : Je déplore qu'il n'existe pas, du
moins en province car je suis à Marseille, des lieux gay (bars, salons de
thé, etc...) où on puisse passer un moment l'après-midi dans une ambiance
conviviale, comme c'est le cas dans d'autres pays (Allemagne, Pays-Bas...).
A Marseille les bars gay ouvrent à 19h, avant cette heure-là il n'y a
rien. |
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Fréquentez-vous les établissements
gay ? Pas assidûment mais je les fréquente tout de même. |
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J'ai 51 ans. J'habite
Lille. Dans ma jeunesse, il n'y avait pas beaucoup d'établissements et
lorsqu'il y en avait, l'ambiance y était glauque et contrainte. Les
premiers bars parisiens ouverts accueillaient volontiers les militants dont
j'étais. Mais bien avant, j'aurais dû fréquenter les boîtes belges
(entrée gratuite, ambiance fêtarde, prix plus que modérés). Mais
j'étais trop jeune et isolé dans ma famille... Ensuite, en tant que
directeur de festival, j'ai collaboré avec les établissements de Lille qui
ont éclos en 97. Il y eut une ambiance de fête incroyable pendant 3 ans.
Puis, malgré l'ouverture d'autres établissements et des initiatives telles
que le bal du 14 juillet et la fête de la braderie, il semble que la
discrétion soit de nouveau de mise. Mais c'est peut-être l'impression non
désagréable d'un confort acquis. Lille, Paris, Marrakech et dans toutes
les régions de France, on peut vivre aujourd'hui uniquement dans une
ambiance homo (qu'elle soit gay friendly ou gay) et c'est une belle
victoire. Pour conclure : oui je fréquente les établissements gay en
priorité et c'est excellent d'avoir le choix, c'est-à-dire la liberté.
Dans les conditions actuelles, je crois que le mot ghetto dont on affuble
quelquefois ces lieux est un mot homophobe utilisé malheureusement par
beaucoup d'homos à qui il faut rappeler la formule de politesse suivante :
"si tu n'aimes pas, n'en dégoûte pas les autres" ou encore
"on ne dit pas ce n'est pas bon mais je n'aime pas" ! |
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La communication, la
convivialité, l'humanité, il faudrait que les gays réapprennent leur
éducation. |
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Oui, je fréquente les
établissements gay, malheureusement à mon grand regret, toujours pour
essayer de trouver des relations sexuelles qui généralement ne vont pas
plus loin que la porte d'entrée, voire une nuit. |
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Il m'arrive de fréquenter des établissements gay. Je trouve qu'en vingt ans ils n'ont pas véritablement évolué. Ce sont des lieux qui se centrent essentiellement sur les gays et du coup n'offrent que peu d'espace aux non gays. Les établissements non communautaires mais friendly me sont plus sympathiques et permettent des mixités que n'offrent pas les lieux estampillés "gay". |
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Fréquentation des établissements
gay : Non |
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Agé de 39ans déjà, séropositif depuis de longues années, en échec thérapeutique, j'ai une vie sociale qui s'est vite transformée en peau de chagrin, par orgueil et névrose de ne pas se montrer . Ne pas montrer aux autres ce qu'on est devenu après avoir essayé de briller dans les années antérieures. De ce fait, les établissements gay j'évite; peut être un petit chocolat chaud en vitesse dans un bar homo avec un ami, face à face autour d'un guéridon pour lui raconter où j'en suis, mais rien d'autres. Les établissements gay, pour moi c'est beaucoup pour paraître et je suis à cent lieux de vouloir me montrer. Mes angoisses mal placées de physique et du regard des autres n'arrangent rien bien sûr. Je ne peut m'empêcher dans un bar gay, de penser au regard oblique des autres qui cherchent de la chair fraîche et qui vont vite juger en me regardant qu'ils ont à faire à de la viande avariée. Cynique? Non réaliste .... Donc pas d'établissements gay pour moi, je laisse ça aux autres, aux petits jeunes, à chacun son tour, moi j'ai déjà donné, et j'ai tendance à préférer les lieux hétéros beaucoup plus neutres et anonymes. Avec les hétéros tout est plus carré, vous êtes malade, point, et alors, de toute façon ils ne sont pas en attente comme tous ces "pédés", rivés à leur chaise même sous zéro degré dans un bar du marais à la recherche incessante de l'autre qui n'arrive pas. Voilà mon petit avis personnel sur la question. Bruno. |
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Les Etablissements Gay ? Oui, je les fréquente ! Beaucoup
d’entre-nous n’en voient que les aspects négatifs : les chichiteuses
critiqueuses; ceux qui ne fonctionnent qu’aux relations sans lendemain, et
à l’inverse les “butchs” revêches. Au-delà
de ça, je préfère me concentrer sur le positif, oublier les querelles désagréables
et concurrentielles entre les établissements, les clans divers, le dédain
des prétentieux qui s’enorgueillisent de peu de chose. Au
temps de mon adolescence, il fallait aller dans une grande ville pour
trouver une ou deux boîtes homos dont il fallait avoir le courage de
pousser la porte. Aujourd’hui
je trouve que c’est très sympa de pouvoir aller prendre un verre en plein
après-midi dans un bar gay friendly et de se retrouver non pas dans son
propre ghetto mais dans son ambiance avec le feeling particulier et la
culture qui nous correspond. C’est une question de sensibilité. Je
m’adapte facilement à de nombreux milieux socioprofessionnels, ethniques,
au-delà des moeurs de chacun et mes fréquentations ne sont pas
exclusivement gay et transgenres, comme certains le croient. Mais je dois
reconnaître que lorsque j’ai baigné dans une ambiance “hétéro-basique”,
100% pur jus et stéréotypée, je suis contente de pouvoir prendre un bain
de “tapioleries” pour faire l’équilibre. J’y retrouve mon réseau
de connaissances et ce qu’on pourrait appeler la convivialité gay. Si
je comprends parfaitement le besoin de non mixité pour certain(e)s, je suis
pour ma part plus portée sur la mixité et l’ouverture qui permettent de
dépasser les clivages. Une de mes motivations à fréquenter les lieux gay,
c’est bien évidemment les spectacles dont je suis passionnée et obsédée. Si
j’ai pu avoir un certain recul vis-à-vis des lieux féminins (expériences
passées...), j’ai aujourd’hui révisé mes positions en découvrant
certains de ces établissements qui ont réussi une ouverture vers les garçons.
Je dirai que c’est l’état d’esprit d’un lieu, et non son genre ou
son orientation, qui influence avant tout l’appréciation qu’on a, les
préjugés qu’on peut hélas développer ou la déception qui peut en découler. Ce
que j’aimerais y trouver ? Tout le reste est à imaginer et c’est sans
limite. L’accueil
et la chaleur que l’on trouve dans un établissement sont capitaux. Tous
les patrons d’établissements devraient s’en rappeler sans cesse. L’être
humain recherche avant tout la communication, sinon autant rester chez soi,
bien au chaud, en auto-suffisance érotique ou intellectuelle, dans les
joies du circuit fermé. Une
ouverture aux “rencontres du 3ème type”, déjà amorcée dans certains
lieux, serait la bienvenue. J’aime le mélange lorsqu’il forme des
cocktails savoureux qui changent du “cloning” habituel. En
conclusion je dirai “arrêtons de râler et souvenons-nous du temps ou de
lieux (encore d’actualité) où
l’on n’avait qu’un placard bien étroit pour aller boire un pot ou
chercher son couvercle !”. Momo
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