LE FORUM DES LECTEURS

Vous avez vécu ou vous vivez avec un bisexuel ?
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Je ne pense pas qu’un panel varié de possibilités sexuelles soit forcément facteur d’instabilité.

La perche que me tend ce forum des lecteurs "la bisexualité" est trop tentante pour que je ne m’en empare point derechef. Et cela pour introduire une notion inédite et personnelle : la trisexualité. De quoi ? Encore une nouvelle catégorie, comme si ça ne suffisait pas me direz-vous.

Si j’ai inventé ce terme, c’est tout d’abord en réponse et en boutade, aux questions que l’on peut me poser sur mes orientations.

Bien évidemment, ayant aimé des hommes et des femmes (biologiquement parlant, après, l’identité de genre des individus c’est autre chose, mais ne compliquons pas tout dès le début...) je pourrais dire que je suis dans la bisexualité. Or, je trouve cette notion encore trop étriquée pour qualifier mon expérience de vie. Car il est vrai que j’ai aussi, aimé, flashé sur des personnes dites en transgenre, en transhumance du genre, des personnes entre deux, de par leur état de transsexualisme, transgenderisme ou de par leur choix.

Et il est encore plus vrai que je suis en premier lieu attiré par des personnes de style et de genre androgyne, c’est le pivot de mes passions.

Donc le préfixe de "tri" introduit la notion de troisième catégorie, tout autant que de trinité dans les possibilités (homme, femme ou "trans").

Vivant moi-même comme individu du 3ème type, je dirais que je suis dans une sorte d’homosexualité, ou peut-être même d’hétérosexualité ou de bisexualité du 3ème genre. Qui sait et quelle importance ?

Lorsqu’on touche des domaines d’identités remaniées, les catégories sexuelles éclatent et les notions se brouillent. Ce n’est pas forcément plus compliqué...

L’amour lui-même est complexe pour tous et exige qu’on s’aime tout d’abord soi-même pour pouvoir aimer l’autre. Je ne pense pas qu’un panel varié de possibilités sexuelles soit forcément facteur d’instabilité. Aujourd’hui, on a rarement une seule personne pour la vie, la vie est longue. Au temps des amants de Vérone, on mourait bien plus tôt !

On entend beaucoup de banalités réductrices sur les hommes mariés, les bisexuels, les pervers, homos refoulés se dirigeant vers les travestis. Je pense qu’il y a un peu de vrai dans toutes ces affirmations mais la sincérité des engagements et l’intensité des sentiments ne tiennent pas forcément au type d’orientation sexuelle.

Nous sommes tous bisexués à la base dans notre corps, notre esprit et la tendance à la laxité en matière de choix sexuel me paraît assez maternelle bien que je ne trouve absolument rien à redire à l’option des exclusivement gays ou hétéros. Chacun ses choix ou ses absences de choix !

Aujourd’hui, on a tendance à mettre les gens dans des catégories de sexualité, de style, de look, d’option pour se rassurer, classer, codifier, étiqueter et les vaches folles sont bien gardées, mais tout cela est un peu réducteur dans le sens où tout cela rigidifie l’immensité du panel des individus, car avant tout chacun est différent, à part les clones qui essaient de se conformer à des codes étroits.

Il me semble avant tout que dans la vie, les attraits amoureux sont des questions de personnes et d’opportunité "parce que c’était lui, parce que c’était moi" comme a dit Montaigne.

Les attraits que je ressens actuellement, je les ai depuis mon plus jeune âge, à l’époque des premiers émois. J’attends d’une relation qu’elle dépasse les schémas classiques, et que, avec un partenaire, nous puissions mêler tour à tour Yin et Yang en toute liberté et originalité pour atteindre en soi et dans la relation à l’autre, un état androgynal à tous les sens du terme, érotique, psychique et spirituel ? Cela m’est très personnel. En conclusion je dirais "Be Sexual" comme le chantera prochainement Vincent Mc Doom. Soyons nous-mêmes avant tout, aimons-nous et aimons l’autre au-delà de tout.

Momo Fuentes.

Le plus grand nombre des bisexuels sont avant tout des homos qui ne s’assument pas.

Je n'ai rien contre la bisexualité mais je pense que le plus grand nombre des bisexuels sont avant tout des homos qui ne s’assument pas. Ou encore certains pratiquent la bisexualité car ça fait branché, bien aux yeux des autres et principalement des homos. Puis, faut dire que ça leur permet de se sentir "normal". Et oui je peux coucher avec une fille, alors je suis "normal". Dans tout cela il doit bien exister quelques vrais bisexuels qui ont une attirance naturelle envers une personne du sexe masculin, comme féminin. Mais sincèrement ils doivent être rares.

Christophe.

Porter la double casquette ou encore, avoir le cul entre deux chaises.

Etre bi, n’est pas facile à assumer ! Etre bi, c’est être rejeté aussi bien par les hétéros que par les homos... Car porter la double casquette ou encore avoir le cul entre deux chaises (comme les gens le disent souvent) c’est n’appartenir à aucune communauté. Alors on nous montre du doigt comme si nous étions des personnes à l’esprit perturbé. Alors nous vivons en marge de la société, comme sans identité. Pourtant, on ne choisit pas d’être hétéro, homo ou bi.

Fabrice.

La bisexualité, c'est le pied !

Un jour avec un homme l’autre avec une femme. Pour moi le bonheur ne s’arrête pas à un sexe, mais à une personne. Que l’on soit accepté ou pas par les autres ne me pose pas de problème, je pars du principe que je ne vis pas pour les autres.

Puis, si on commence à écouter les avis des uns et des autres on ne fait jamais rien.

Je me sens complètement épanoui, totalement comblé avec cette double sexualité, les femmes m’apportent la douceur, les hommes le piment. Mon fonctionnement est clair, je ne le cache pas à mes amis ni à mes amant(e)s.

Je fonctionne par période, il y a des moments où je ressens plus le besoin d’être auprès d’une femme et d’autres périodes plus près d’un homme, c’est comme ça. Pour finir, je dirais vive la bisexualité.

Laurent.

La bisexualité est une échappatoire à sa vraie nature !

La bisexualité, c’est pour beaucoup de mecs vivre leurs pulsions sexuelles et non assumer leur homosexualité, les avantages sans les inconvénients. Effectivement, même si les mentalités ont évolué, il vaut mieux avoir l’apparence d’un hétéro plutôt que d’un homo, principalement dans le cadre de son travail. Ce qui est plus désolant, c’est que ces mêmes mecs bi sont parfois les premiers à faire des allusions douteuses sur l’homosexualité lorsqu’ils sont avec leur entourage. J’en ai déjà eu des exemples.

Bisexualité rimerait-elle avec avec hypocrisie ? Je le pense sincèrement. Certains mecs se marient pour rentrer dans le moule, sachant d’avance que vivre avec une fille ne sera pas possible pour eux à long terme, alors, très rapidement sous couvert de rendez-vous de travail ou autre prétexte ils s’envoient en l’air avec un garçon rencontré sur un réseau téléphonique ou un lieu de drague, avant de rentrer à la maison comme si rien ne s’était passé. Pour d’autres, c’est l’envie de paternité qui les pousse à se mettre avec une fille et, une fois le ou les enfants nés, c’est le divorce. Enfin une autre catégorie, la pire, est celle des personnes complètement refoulés qui, une fois mariées, sont homophobes tellement que leur frustration est profonde. Ne pouvant assumer leurs pulsions, elles en arrivent à haïr ceux qui, au grand jour, vivent comme ils en ont envie. Bref, les vrais bisexuel, ceux ayant une attirance équivalente pour les deux sexes doivent bien exister mais leur nombre doit être très limité. La bisexualité est une échappatoire à sa vraie nature !

Xavier.

Oui je pense que c'est naturel, et a mon avis cela existe depuis la nuit des temps mais cela restait caché alors que maintenant de plus en plus de personne avoue l'être, pourquoi un homme n'aurait pas le droit de sucer une bite tout en aimant une femme, pour l'inverse c'est beaucoup plus accepté, Pourquoi?

Bonjour !
cela fait cinq ans que je vis avec un bisexuel, et je peux vous dire que c'est pas évident du tout !
pourquoi ?  tout simplement que si vous pouvez vous mesurer à un mec, impossible de se mesurer à une femme ! le bisexuel à autant envie d'un mec que d'une nana, et je peux vous dire que vous envisagez toujours le pire quand il pose son regard sur une nana bien foutue et qui se pavane en pensant qu'elle va se faire enfin un gay !
cette bisexualité est à la fois excitante et désarmante, vous avez bien souvent le sentiment que votre compagnon bi vous prend tout simplement pour sa femme ! même réaction, même façon de se conduire, et si par malheur il est actif... alors bonjour le macho ! il domine dans tous les sens du terme ! vous lui devez fidélité et tout et tout...
la complexité de cette sexualité est bien souvent une source de conflits, mais comme je le disais plus haut, c'est aussi un sentiment de protection et de force que vous trouvez auprès de lui !
Manu

Ce que je pense de la bisexualité?  La bisexualité assumée, bien sur?

Pas celle qui consiste a aimer un sexe pour se cacher lorsque l'on en aime un autre...

Pas celle qui permet de mieux se faire accepter des hétéros, en disant, oui, mais je baise aussi avec le sexe opposé.

Et ainsi se "racheter" un peu de "popularité" auprès des hétéros.

La bisexualité qui permet à une personne d'aimer aussi bien, et aussi passionnément un sexe que l'autre, sans question de choix, semble être un plus au niveau psychologique.

Non pas meilleur que l'hétérosexualité ou l'homosexualité....

Mais sans le moindre problème, aimer un jour un homme, une autre fois une femme... vivre 5 ans avec l'une, 10 ans avec l'autre, et ainsi de suite, dénotera, pour éviter "la confusion des genres" et tous ses problèmes, une grande force de caractère. Un équilibre.

Non, je ne vis pas la bisexualité. Je suis homosexuel masculin. Je n'ai jamais vécu avec un bisexuel. Je n'envisage absolument pas d'être bisexuel.  Cela ne me dérangerait pas du tout de vivre avec un bisexuel. Mon avis n'est qu'une extrapolation. Ce que j'en pense dans l'absolu, ce que j'en ai lu et/ou vu.

Alexandre.

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