COMMUNIQUES DES PRESSE

ARDHIS LE 29/12/2004

CIRCULAIRE DU MINISTERE DE L’INTERIEUR

 

L’ARDHIS (Association de Reconnaissances des Droits des personnes Homosexuelles et transsexuelles à l’Immigration et au Séjour) se félicite de la parution de la circulaire entérinant aux Préfectures et Consulats les dispositions du télégramme d’avril 2002 et citant l’ARDHIS comme interlocuteur de l’Administration. Cette circulaire, discutée au mois de mars 2004, a été éditée le 30 octobre et l’ARDHIS n’en a été informée que quinze jours plus tard par l’intermédiaire de l’Inter LGBT sans possibilité de réaction (pour rappel : le télégramme nous a été envoyé le 2 avril 2002 pour une diffusion le 4 avril 2002). De plus, si le texte reste équivalent, la référence à l’ARDHIS a été un peu modifiée :

Version de mars 2004 :

" J’appelle votre attention sur l’intérêt qui s’attache à ce que l’ARDHIS soit considérée comme un interlocuteur fiable. "

Version octobre 2004 :

" Je signale à votre attention l’existence de l’ARDHIS comme un interlocuteur sur ces cas. "

L’ARDHIS tient à remercier l’Inter LGBT pour son incommensurable soutien.

 

Pourquoi demandions-nous une circulaire alors qu’il existait déjà un télégramme ?

Certaines Préfectures s’accrochent à plus d’un an de Pacs et non pas à la signature d’un Pacs et un an de vie commune quelle que soit la date de signature du Pacs et certains Consulats ne considèrent pas le Pacs comme élément d’appréciation pour l’obtention d’un visa.

L’ARDHIS rappelle néanmoins que son combat est loin d’être achevé. En effet l’année de vie commune nécessaire impose à beaucoup d’étrangers en couple avec un Français ou un résident l’irrégularité durant de longs mois. Mais aussi : certaines pièces réclamées pour la signature du Pacs, comme le certificat de coutume, ne sont pas toujours délivrées par les pays d’origine qui ne reconnaissent pas l’institution. Certains consulats refusent d’enregistrer les Pacs en usant de l’argument d’une possibilité de trouble à l’ordre public alors que la décision de mener une vie commune relève de l’ordre privé et que le Pacs dépend de la loi française et sa signature n’a pas à être remise en cause par le pays d’origine dans lequel réside l’étranger. De plus, la vie du couple à l’étranger n’est pas prise en compte pour l’attribution d’un titre de séjour.

 

L’Ardhis rappelle son apolitisme

Elle ne se bat que pour aider concrètement les couples binationaux et les demandeurs d’asile sur le territoire français afin de se voir régularisés, débrouiller le travail des administrations pour éclairer sur ces cas parfois complexes, être l’interlocuteur des politiques pour relayer de la situation sur le terrain.

Dans un souci d’humanisme et d’égalité, l’ARDHIS souhaite une reconnaissance des couples homosexuels binationaux et que leurs droits s’alignent sur ceux des couples hétérosexuels. L’année de vie commune sur le territoire français, nécessaire pour une régularisation malgré le Pacs liant l’étranger à son partenaire français ou résident, peut être interprétée comme une invitation à un séjour irrégulier. L’ARDHIS revendique une amélioration du Pacs, particulièrement au niveau des conditions d’accès au séjour, mais reste favorable à l’ouverture du mariage aux homosexuels, non pas parce que ce serait une solution à nos problèmes, mais dans une optique de reconnaissance des couples homosexuels à part entière et plus précisément la liberté de choix pour tous les citoyens.

 

Contact : Edouard Bera (vice-président) : 06 16 98 05 00

Hugues Drappier (secrétaire) : 06 64 64 02 35

 

Le 22/12/2004

Souscription nationale contre l’homophobie

 

 Créé en 1997, le Collectif contre l'homophobie de Montpellier est une association qui lutte contre toutes les exclusions et discriminations fondées sur l’orientation sexuelle :

 

  • En initiant des actions de sensibilisation et de prévention de l'homophobie auprès du grand public

  • En oeuvrant pour une égalité législative et juridique afin que les homosexuel(les) deviennent des citoyens à part entière, c'est à dire bénéficiant réellement des mêmes droits que les hétérosexuels

  • En accompagnant et en soutenant les victimes d'homophobie, qu'il s'agisse de discriminations ou d'agressions.

 

 Nous avons été la première association de France à lancer des appels à témoins afin de retrouver des victimes et des témoins d’agressions homophobes.

Les informations et les preuves recueillies par ce moyen sont transmises à la Police Nationale ou à la Gendarmerie et permettent parfois de relancer une enquête en panne, puis d’identifier des agresseurs et enfin de les arrêter (ce fut le cas après l’agression homophobe de David Gros à Marseille le 13 août dernier).

 

Depuis septembre 2004, nous avons la possibilité de nous constituer partie civile lors des procès pour homophobie, mais la modestie de nos moyens financiers ne nous permet pas de faire face aux frais (honoraires d’avocats…)

Or lorsqu’une association se constitue partie civile à un procès, cela permet de replacer l’affaire dans un contexte global et général, en effet il ne faut surtout pas qu’une agression homophobe soit considérée comme un fait divers isolé et banal.

 

Depuis quelques mois, nous sommes de plus en plus sollicités par des personnes confrontées à des problèmes d'homophobie.

  

Ce constat et cette urgence nous conduisent à lancer cette souscription et à faire appel à la générosité de toutes celles et de tous ceux (associations, professionnels, organisations militantes, individus) qui soutiennent le combat contre l’homophobie.

  

 

Adressez vos dons à l’ordre du : Collectif contre l’homophobie

 

Adresse postale : Collectif contre l’homophobie

Souscription Nationale

9 rue Joachim Colbert

34 000 Montpellier

 

 

Les fonds récoltés seront publiés sur: www.stop-homophobie.org 

 

La lutte contre l’homophobie nécessite des moyens, aidez-nous à les réunir.On compte sur vous !

                                      

 

 

Lyon, le 20 décembre 2004                

COMMUNIQUE DE PRESSE

Signée en mai 2002 lors des Etats Généraux « Homosexualités et Identités» par Act-Up Paris, Aides, Sida Info Service et le SNEG, la Charte de Responsabilité est une étape importante de l’engagement des établissements de sexe dans la lutte contre le VIH et les autres IST (Infections Sexuellement Transmissibles).

 

Les points principaux de ce texte sont la mise à disposition de préservatifs et de gel dans les parcours sexuels, la présence de documents de prévention, la diffusion de vidéos safes, l’éclairage minimum, l’hygiène et l’entretien des locaux.

 

Le Comité de Suivi de la Charte du Rhône, composé de représentants de 3 des 4 associations signataires (SNEG, AIDES, ACT UP LYON) a réalisé 14 évaluations au cours de plusieurs visites impromptues des établissements signataires en 2004.

 

La mise en place systématique dans l ‘établissement en libre-service de matériel de prévention (préservatifs et gels) est plutôt bien respectée par les établissements. Les achats de matériel de prévention (préservatifs et dosettes de gel) par les établissements signataires auprès de la centrale du SNEG sont en augmentation de près de 27% par rapport à 2003 (mais seulement deux signataires sur sept sont en réel augmentation, les autres signataires connaissent un ralentissement ou une stagnation de leur nombre de préservatifs et de dosettes de gel distribués).

 

L’hygiène et l’entretien des locaux avant et pendant les horaires d’ouverture restent d’un niveau moyen. Il existe encore de grandes disparités entre établissements malgré une certaine amélioration générale. Le Comité bordelais de la Charte teste actuellement, en partenariat avec la DDASS de Gironde, une méthodologie de nettoyage qui pourra être proposée à tous les établissements suivant leur spécificité (sauna ou sex-clubs).

 

L’éclairage des locaux, et notamment des backrooms, est encore insuffisant, voire médiocre. Même si là encore des disparités existent, il reste trop de backrooms dont l’éclairage n’est pas conforme à la Charte mais aussi à la législation des établissements recevant du public.

 

Enfin, la présence croissante de scènes non protégées (éjaculations buccales notamment) dans des films pornographiques où les sodomies se font avec préservatifs doit accroître la vigilance des établissements dans le choix des vidéos diffusées. Seule la diffusion de films où toutes les scènes sont protégées et sans éjaculation buccale est conforme à la Charte.

 

Deux ans après les premières signatures, la Charte de Responsabilité devient progressivement un label de qualité en matière de prévention. Le nombre de signataires augmente et les nouveaux établissements font de plus en plus spontanément la démarche de prendre contact avec le Comité de Suivi pour une mise en place conforme de la prévention avant l’ouverture.

 

Cette démarche communautaire, basée sur le volontariat de tous et sur le souhait de créer un cadre de référence pour les établissements, est une réussite. Progressivement on assiste à une pérennisation des dispositifs de prévention. Des efforts restent à réaliser mais une synergie est néanmoins lancée avec cette Charte.

 

Le Comité remercie les établissements signataires de s’être engagés dans cette démarche solidaire et invite les autres à les rejoindre.

 

A ce jour dans le Rhône, 7 établissements avec backroom sur 9 sont signataires de la Charte de Responsabilité

 

Saunas : Le Bellecour, Le Double Side, L’Oasis Club

Sex-Clubs : Le HB32, Le 1er Sous-Sol, Le Trou,

Bar Cruising (avec backroom) : Le Motor Men Bar

 

Nous rappelons ici aussi que sur l’ensemble de la région Rhône-Alpes/Auvergne ce ne sont pas moins de 18 établissements au total qui sont signataires de la Charte de Responsabilité : ce sont pour la plupart des saunas strictement masculins (entre parenthèse pour les sex-clubs)

 

Le Guépard, Les Salins à Clermont-Ferrand,

l’Antharès à Abrest/Vichy, Le 130 à St Etienne,

 Le Hylas Club et La Dragonne (nouveau sex-club) à Valence,

Le St Ferjus à Grenoble, Le Sun Beach à Chambéry,

Le Dog Klub (sex-club hard), L’Aquazen et le King à Annemasse/Ambilly.

 

Le Comité de Suivi de la Charte du département du Rhône

                                                                             

                           Comité de Suivi de la Charte de Responsabilité

c/o Syndicat National des Entreprises Gaies

59, rue Beaubourg - 75003 Paris

Tél. : 01 44 59 81 01 - Fax. : 01 44 59 81 03 – E-mail : sneg@sneg.org - www.sneg.org 

   Paris, Vendredi 26 novembre 2004

 

Le SNEG apprend avec satisfaction l’annonce du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, faisant de la lutte contre le sida, la Grande Cause Nationale de l’année 2005.

 Signataire de la démarche interassociative en soutien à ce projet, le SNEG se félicite de cette décision qui intervient alors que les derniers chiffres relatifs à l’épidémie de VIH confirment une nette augmentation des contaminations.

 Relais de la prévention dans les établissements gays avec son équipe de délégués de prévention partout en France, le SNEG entend poursuivre ses efforts et ceux de ses exploitants en 2005, profitant de l’élan national induit par cette décision.

 De nouveaux outils seront mis en place afin de soutenir les quelque 700 exploitants suivis au quotidien par notre équipe dans la mise en place des outils et du matériel de prévention.

 Contact : 01 44 59 81 01 / sneg@sneg.org 

 Paris, jeudi 25 novembre 2004 

LOI CONTRE L’HOMOPHOBIE : LA VALSE-HESITATION

Depuis l’avis de rejet de la CNCDH jusqu’au vote par le Sénat de la création de la HALDE ajoutée des amendements de l’ex projet de loi, le SNEG suit depuis vendredi dernier, entre circonspection et consternation, la valse-hésitation du gouvernement et des parlementaires autour d’une question décidément bien embarrassante : la lutte contre l’homophobie.

Officiellement défendu par le Président de la République dès avril 2002, circonstanciellement promis par le Premier Ministre à la veille de la Gay Pride 2004 pour calmer les revendications autour du mariage gay, maladroitement reporté par un Garde des Sceaux soutenant le projet du bout des lèvres pour être finalement programmé pour la première quinzaine de décembre, ce projet de loi n’aura finalement pas les honneurs d’un débat parlementaire, retiré sur le seul avis consultatif de la CNDCH, instance où sont majoritairement présentes des associations familiales et catholiques, qui pour la première fois de son histoire préconise le retrait d’un projet de loi, confortant ainsi les députés de la majorité présidentielle, pour beaucoup opposés à ce projet.

Les arguments de la CNCDH étaient pourtant très discutables : en refusant de reconnaître à l’orientation sexuelle un caractère identitaire, elle établit une hiérarchisation entre les discriminations, l’orientation sexuelle étant considérée différemment de l’origine ethnique, la nationalité, le genre sexuel ou la religion ; en invoquant l’atteinte à la liberté d’expression, elle ne fait pas la différence entre des insultes à caractère discriminatoire comme « sale pédé » qu’il convient effectivement de pénaliser et des propos au sein de débats sociétaux mettant en avant une opposition au mariage gay ou à l’homoparentalité que chacun reste évidemment libre de tenir. 

S’en remettant à l’avis, pourtant seulement consultatif de la CNCDH, le gouvernement a donc décidé de retirer le projet de loi, et d’inclure en remplacement quelques amendements au projet de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et l’Egalité (HALDE). Malgré les abstentions des groupes PS et PC, mais avec le vote des groupes UMP et UDF pourtant précédemment très réservés sur son opportunité, la création de la HALDE, ajoutée des amendements de l’ex projet de loi, a donc quand même été adoptée.

Sur la forme, c’est l’hypocrisie la plus totale : un projet de loi qui s’il avait été maintenu aurait pu ne pas être voté avant longtemps par la majorité parlementaire à l’Assemblée Nationale, est finalement adopté dans de plus brefs délais par cette même majorité dans l’autre représentation parlementaire ! Sur le fond, entre temps, les amendements ont gagné du terrain sur certains domaines (égalité entre sexisme et homophobie, possibilité pour les associations de plus de cinq ans d’obtenir le déclenchement des poursuites) mais en ont concédé par ailleurs (délai de prescription porté à trois mois contre douze en matière de droit de la presse, limitation des provocations à la discrimination aux seuls domaines de la vie quotidienne comme l’emploi, le logement…). 

Le feuilleton n’en est pas achevé pour autant. Les 7 et 8 décembre, l’Assemblée Nationale devra à son tour se prononcer sur la HALDE et les amendements de l’ex projet de loi. Malgré la reculade gouvernementale, des députés de la majorité, des autorités religieuses, des représentations d’organismes de presse, trouvent encore le texte trop communautariste, trop liberticide. 

Quelle que soit la suite des événements, le retrait du projet de loi a occulté le débat de fond au niveau national et l’homophobie, qu’elle soit insulte, agression ou meurtre, demeure une question de société. De toute évidence, ce n’est pas demain que les homosexuels bénéficieront, sur le terrain de l’homophobie, de la protection de l’Etat français. 

Contact : 01 44 59 81 01 / sneg@sneg.org 

Montpellier, le 23 novembre 2004

Le Collectif contre l’homophobie assure la prévention de l’homophobie

à l’Université Paul Valéry de Montpellier

  

Pour la 2éme année consécutive, la Mission Egalité Hommes/Femmes de l’Université Paul Valéry de Montpellier organise des journées de prévention aux violences conjugales, familiales, sexistes, sexuelles et homophobes. 

Comme l’année dernière, le Collectif contre l’homophobie a été invité à animer l’après midi consacrée aux violences homophobes.  

Celle-ci aura lieu le Jeudi 02 décembre 2004, de 14h à 17h, à la Maison des Etudiants de l’Université Paul Valéry. 

Les thèmes suivants seront présentés, analysés et débattus: l’orientation sexuelle, les discriminations et violences homophobes, la législation contre le sexisme et l’homophobie.

L’objectif est de mettre en place une politique de prévention des violences à l’Université Paul-Valéry.

 Les autres intervenants sollicités sont Sida Info Service, le CROUS de Montpellier et la Médecine Préventive.

 Le public ciblé prioritairement est constitué des enseignants, du personnel administratif et des étudiants de l’Université Paul Valéry.

 Hussein Bourgi Le Président 06 70 13 16 26

Collectif contre l'homophobie 
9 rue Joachim Colbert - 34000 Montpellier
06 70 13 16 26


Homophobie au P.S.G. : les dirigeants du P.S.G. doivent s'expliquer, les dirigeants de la Ligue de Football Professionnel doivent sévir!
Le match de foot P.S.G.-O.M. du dimanche 7 novembre 2004 a été le théâtre d'un déchaînement homophobe sans précédent dans et autour du Parc des Princes.
Certains supporters du P.S.G. se sont lâchés contre 2 anciens joueurs parisiens évoluant désormais à l'O.M. en leur lançant des objets divers et en les abreuvant d'insultes à caractère homophobe.("Fiorèse tu simules aussi avec Déhu ?", "Déhu-Fiorèse : le mari est parti, la femme suit" ou encore "Fiorèse-Déhu, c'est Pink TV"…)
Sans oublier les 13 banderoles d'"accueil" au message clairement homophobe déployées dans les virages du stade 
Nous interpellons les dirigeants du P.S.G. sur leur responsabilité car les textes en vigueur les rendent comptables du contenu des banderoles de leurs clubs de supporters.
Jean-Pierre Larue, directeur de la sécurité du P.S.G., a indiqué "avoir pris le parti de ne pas faire retirer de force les banderoles, tant que çà reste dans certaines limites"(sic).
Ces explications sont indignes et inacceptables car elles contribuent à banaliser l'homophobie dans le sport et la société!
Si Monsieur Francis Graille, Président du P.S.G. ne cautionne pas ces actes, il lui appartient désormais de s'expliquer et de présenter publiquement des excuses à tous ceux qui ont pu être offensé par ces injures.
Nous demandons à Monsieur Jacques Riolacci, Président de la Ligue de Football Professionnel, qui réunit son conseil de discipline le jeudi 11 novembre pour examiner cette affaire, de faire preuve de fermeté et de sévérité à l'égard des dirigeants et des supporters du P.S.G.
Rappelons pour mémoire que le P.S.G. s'est toujours illustré par le hooliganisme ainsi que par les dérapages racistes et fascistes de certains de ses supporters.(Cf. les banderoles racistes comportant des croix celtiques et gammées déployées dans la tribune Boulogne en 1995 pour saluer le départ de l'attaquant libérien George Weah vers le Milan AC).
Au même titre que le racisme et l'antisémitisme, l'homophobie doit être bannie du Parc des Princes et de tous les stades français!

Hussein Bourgi, Le Président

P.S. Nous avons saisi les dirigeants du PSG et de la Ligue de Football Professionnel de ces incidents et nous ne manquerons pas de vous tenir informé de leurs éventuelles réponses.
Nous encourageons toutes les associations LGBT (et notamment celles à caractère sportif) à faire de même.

23/09/2004 - Commubiqué de presse commun du/de : 
- Collectif ArchiQ http://www.archiq.fr.vu/
- Groupe Archilesb ! 
- Association Académie Gay & Lesbienne http://www.archiveshomo.info/
- Groupe Activiste Trans (GAT) 


Projet de Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (CADHP) : où en est-on ?
A la veille de la rentrée, et qui sait, de la saison des subventions, on apprend le départ de Mr Jean Le Bitoux, unique salarié et intiateur depuis 2001 du projet de Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (CADHP).
Un homme s’en va, les mêmes interrogations demeurent…
Les problèmes soulevés en 2002 par différentes associations et les pétitions internationales d’Archilesb ! et Vigitrans ont-ils été résolus ?
- Quelle est la politique archivistique du centre ? 
- Est-elle toujours aussi homocentrée ? 
- La diversité des cultures sexuelles et de genre est-elle enfin respectée ? 
- Les thématiques exclues du projet en 2002 (sida, pornographie…) sont-elles enfin prises en compte ? 
- La parité culturelle des équipes est-elle réalisée ?
Quel usage a été fait de la subvention de 100.000 euros, votée par le Conseil de Paris en septembre 2002 ? 
- Qu’a fait l'Association de Préfiguration du projet de Centre d’Archives et de Documentation Homosexuelles de Paris (AP CADHP) depuis, qui puisse justifier d’une nouvelle demande de subvention en 2004 auprès de la Mairie de Paris, du Conseil régional d’Île-de-France et du Ministère de la Culture ? 
- 3 ans d’existence sans résultats concrets ?
Comment savoir ? Le manque de transparence et de communication de l'AP CADHP persiste : 
- Le site internet est fermé depuis février 2004. 
- Les portes du local au 37 de la rue Notre Dame de Nazareth, attribué par la Ville de Paris en 2003, restent désespérement closes. 
Toujours pas de concertation avec les acteurs concernés. 
- Aucun débat public malgré les demandes répétées d’Archilesb ! et de VigiTrans. 
- Aucune mise à disposition d’informations qui permettent de juger de l’état d’avancement du projet qui est entré dans une énième phase de préfiguration.
Pendant ce temps, l’Académie Gay & Lesbienne, sans subvention ni local fourni par les pouvoirs publics, a collecté 8.560 documents qui sont venus rejoindre son fonds de 15.000 références. 
ArchiQ (le groupe de réflexion d’Archilesb ! et de VigiTrans) s’est réuni régulièrement et a réuni ses propositions dans deux rapports sur les archives LGBTQ (la Fièvre des Archives et Maux d’archives) .
Nous renouvelons auprès de l'Association de Préfiguration du projet CADHP notre demande d’ouverture d’un débat public au plus vite et réaffirmons notre souhait de contribuer, par nos compétences, expériences, et expertise, à un projet de Centre d’Archives ouvert, populaire, véritable carrefour des mémoires et des cultures au pluriel.

Contact pour toute information complémentaire => 
- Marie-Hélène Bourcier : 06 19 75 60 25
- Académie Gay & Lesbienne : http://www.archiveshomo.info 
- ArchiQ : http://www.archiq.fr.vu/ 

http://www.archiveshomo.info  le site d'information du Conservatoire des Archives et des Mémoires Homosexuelles
de l'Académie Gay & Lesbienne - archiveshomo@yahoo.fr  -  06 98 32 81 20
BP N° 28 94402 VITRY SUR SEINE cedex