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La chronique de Cyril Baston |
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Par Cyril De Montessieu |
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Quand on va boire un verre avec une amie, on est toujours à mille lieux de s’imaginer que l’on puisse vivre une bagarre et surtout que l’on soit les acteurs de celle-ci. Tout a commencé alors que je rentrais du boulot en direction de chez moi. Je devais faire mon ménage car j’attendais quelqu’un (que j’attends toujours d’ailleurs, lol). Mon ménage fait, ma meilleure amie me téléphone pour me dire qu’elle se trouve coincée sur Paris, car elle doit attendre sa mère qui ne sera disponible que plus tard dans la soirée. Elle me propose donc de la rejoindre pour boire un verre et dîner ensemble. Ce que j’accepte, et me voilà parti pour Paris. Arrivé là-bas, on se retrouve dans un bar où l’on déguste un Mojito et un Martini blanc. On parle de tout et de rien comme d’habitude. Le début de soirée commence gentiment car ensuite on a prévu d’aller dîner dans un restaurant japonais tout près du bar où l’on se trouve. Nous voici donc en route vers le restaurant quand, tout à coup, on croise deux petites « racailles » en plein Marais qui se mettent à dire suffisamment fort pour qu’on les entende : « Les PD tous des enculés, ces connards de PD ». |
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Pour ma part, habitué à ces grandes gueules depuis ma plus tendre enfance, je ne relève pas ces mots adressés aux quelques gays qui sont dans la rue et je continue ma route. Mais ma meilleure amie, pourtant vêtue d’un tailleur et de talons, ne se démonte pas et leur adresse un « Mais qu’est-ce que vous faites là, alors ? », sur ce, ils répondent un traditionnel « Va te faire foutre sale pute ! », et en réponse mon amie : « Venez me le dire en face bande de nazes »… Et nous voici pris dans un engrenage très proche de la violence. Mon amie s’est avérée plus couillue que moi dans un premier temps, mais surtout plus couillue qu’un traditionnel gay que l’on peut rencontrer dans notre cher Marais. Après tout, elle n’avait pas tort de défendre notre cause, mais il est surprenant de voir que ces deux individus puissent pourtant proférer autant de saloperies et que nous puissions les laisser faire. Moi le premier, je vous avoue que ce genre de mots je ne les entends plus, tellement habitué à la bassesse d’esprit de leurs auteurs (et surtout moi qui suis très pacifique, n’ayant jamais eu l’occasion de me battre ou bien même d’être confronté à ce genre de polémique verbale). Puis quelques échanges verbaux bien placés se sont fait largement entendre dans toute la rue… En tout cas, je voulais rendre hommage à mon amie qui, bien qu’hétéro, nous montre par son attitude, la justice dont chacun doit faire preuve quand des trop grandes gueules agressent trop souvent les gens. Dans notre Marais, ce lieu où les gays se rassemblent, restons unis contre ce genre d’individu ayant juste un pois chiche dans la boîte crânienne et ne les laissons pas nous insulter de la sorte, ni aucune autre minorité. Pour conclure, sachez que des badauds de la rue nous sont venus en aide et ont séparé mon amie de ces deux jeunes idiots, dont un très mignon hétéro que mon amie souhaite remercier encore aujourd’hui…
“Cette chronique est protégée par le copyright sur le site : www.copyrightfrance.com sous le N° H58R152” |
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