Théâtre
Transsibérienne
Comédie tragique écrite et interprétée par Christophe Marcq le créateur de Madame H.
Mise en scène : Joël Coté


 

Furieuse, une valise pour seul bagage, une femme arrive sur le quai d’une gare perdue du Transsibérien.

Elle se retrouve seule dans un décor d’un autre temps, abandonnée entre Russie et Chine. Pourquoi est-elle descendue du Transsibérien ? Qui est-elle vraiment ? Elle qui se dit chinoise, est-elle seulement une femme ?

Et cette gare en ruine, pourquoi des inscriptions en hébreu au beau milieu de la Sibérie ?

Cette femme est drôle, séductrice, volubile, imaginative, capricieuse, exaspérante d’infantilisme et, par-dessus tout, extrêmement intrigante.

Certains pourront la croire mythomane, folle à lier, alors que d’autres admireront sa liberté totale : avec son corps, sa vie, le monde. Son humour est une arme et un masque.

Alors que la gare du Transsibérien livre ses secrets et que les fantômes du passé ressurgissent, elle baisse sa garde et le masque comique se brise.

Arrêtera-t-elle enfin de nous “raconter des histoires” pour nous révéler son histoire ? Et puis, que s’est-il vraiment passé dans le Transsibérien ? Quand mettra-t-elle fin à cette comédie pour nous révéler enfin la tragédie ?

 

A la croisée de la grande et de la petite histoire, Transsibérienne se passe dans la gare en ruine de Birobidjan, capitale de 1928 à 1996 de la république soviétique autonome juive du même nom.

Double appartenance yiddish et russe, lieu étrange, sorte d’anomalie géographique et historique, révélateur du voyage intérieur de l'héroïne.

Elle-même à cheval sur plusieurs cultures, sur plusieurs genres, sur plusieurs sexes, elle défie les lois des hommes trop lâches pour accepter sa liberté. A l’image de cette République perdue, elle veut se déterminer, se choisir et s’affranchir d’une histoire qu’elle n’a pas choisie.

Transsibérienne interroge sur la position et le sort des identités minoritaires. Celles d’hier, mais aussi celles d’aujourd’hui, dans un monde où mondialisation signifie trop souvent standardisation, quand l’universalisme nie le droit à la différence.

Qui mieux que ce personnage de Transsibérienne peut nous en parler ? Elle est transgenre, de mère juive, jongle comme bon lui semble avec les identités, se protège comme elle le peut des violences du monde et baise avec la terre entière.

Et si identité rimait avec liberté ?

 

Théâtre Clavel - (3, rue Clavel - Paris 19e)

Du 1er mai au 26 juillet 2008

le jeudi, vendredi, samedi à 21h30

Réservations : 01.43.15.00.99 - www.madameh.fr

Compagnie H & B - transsiberienne@neuf.fr

 

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