Holden...   Interview

Pouvez-vous nous raconter votre parcours, la formation du groupe ?

- Mocke : Armelle et moi avons formé Holden ensemble en 1997, nous vivions alors à Dublin, ensuite nous sommes rentrés en France où nous avons signé avec le label “Lithium” pour un premier album “L’arrière-monde” en 1998. 

- Armelle : Nous avons aussi trouvé les autres membres du groupe, puis nous avons tourné.

- Mocke : A cette époque-là, la formation était complète, nous avons signé avec “Le Village Vert” pour le deuxième album “Pedrolira” en 2002.

Où vous situez-vous dans l’industrie du disque d’aujourd’hui ?

- Armelle : A côté.

- Mocke : Dans le milieu “indépendant” c’est sûr. Nous ne sommes pas du côté des majors.

- Armelle : Mais ça ne veut pas dire à l’ombre. Nous sommes dans un petit label, mais dans un endroit assez ensoleillé quand même.

 

Dans votre carrière, avez-vous déjà eu des concessions artistiques à faire ?

- Mocke : Nous sommes dans un réseau indépendant, nous avons donc eu très peu de concessions à faire. Je me souviens uniquement du titre “C’est plus pareil”, d’une durée assez longue et pas très radiophonique, notre maison de disque de l’époque nous a demandé de retravailler le titre pour en faire une version plus “single”.

 

Armelle, en 2003, tu as collaboré avec Jean-Louis Murat que l’on retrouve ici sur un titre “L’orage”. Te souviens-tu de votre première rencontre ?

- Armelle : Nous nous sommes rencontrés pour un des titres de son album “Lilith”, nous ne nous connaissions pas avant, même si je connaissais son travail et lui le mien. Jean-Louis Murat a désiré travailler avec moi. Nous nous sommes rencontrés dans un studio de la région parisienne, nous avons discuté puis travaillé immédiatement ensemble. En nous quittant nous nous sommes dits que ce serait sympa de refaire un truc ensemble. Lorsque nous avons travaillé sur ce nouvel album “Chevrotine”, nous avions une musique sans texte, celle de “L’orage”, nous lui avons proposé d’écrire les paroles, il a accepté.

 

Armelle, dans une récente interview tu as déclaré avoir privilégié pour ce nouvel album les atmosphères en essayant d’en épurer le contenu. Pourquoi ce choix ?

- Armelle : En toute logique et au fur et à mesure nous essayons d’épurer notre travail. Si tu prends notre premier album en 1998, qui est un album que nous revendiquons sans problème, tu t’aperçois que c’est un album quand même “chargé”. Il contient 3 voire 4 années d’écriture, de travail avec mille et une idées, avec des morceaux en français et en anglais, donc beaucoup de choses au final. Pour le deuxième album nous avons fait un travail au niveau du son avec quelque chose de plus juste par rapport à ce que l’on désirait vraiment. Enfin pour ce troisième album tout est plus épuré, c’est vrai.

- Mocke : Ce qui est curieux, malgré ce travail d’apparence épuré est que Senor Coconut, un allemand qui vit au Chili et qui a produit ce nouvel album, nous a fait enregistrer beaucoup de choses, il y a eu de nombreuses prises de son, Senor Coconut a effectué de nombreux samples... et au final a tout gardé.  

 

www.holden.fr . Album “Chevrotine”.

En concert le 5 mai à la Maroquinerie à Paris

Propos recueillis par Patrick Roulph

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