David  Petitfils : Dessinateur

 Il traite sans pudeur le nu de façon tendre, lumineuse et photographique, en utilisant un savant mélange d’ombre et lumière.  

Jean-Bruno

Qu’est-ce qui t’a attiré dans le dessin et quel chemin as-tu emprunté pour y arriver ?

(Long moment de réflexion). Je suis né avec un crayon et une feuille à la main.

Le dessin a toujours fait partie intégrante de ma vie. Il est pour moi une source d’équilibre quand les choses ne tournent pas rond.

Et en ce qui concerne les chemins pour y parvenir, je n’ai pas eu de solutions miracles : études d’arts plastiques à Paul Valéry et travail, je dessine jour et nuit quel que soit le lieu où je me trouve.

Tu peux me voir dessiner au “Café de la mer”, au “Heaven” ou encore à la plage, peu importe l’endroit : boulot, boulot, boulot, mais cela reste un vrai plaisir.  

Comment décris-tu tes dessins ?

Je traite le nu de façon tendre, lumineuse et photographique.  

 

Quelles sont tes sources d’inspiration ?

Tu sais, mes sources sont très hétéroclites. Je me “nourris” visuellement de tout ce qui m’entoure (le cinéma de Godard, les musées, la pub), je m’inspire des photographies d’Herb Ritts, Messana, Steven Undrehill, mais également auprès d’artistes baroques et romantiques (Le Caravage, De La Tour, Delacroix). Ils savaient donner une tension dramatique aux corps en utilisant des jeux de clairs-obscurs subtils.  

 

 

Quelles sont tes motivations ?

La beauté humaine (surtout dans une société où tout n’est que destruction et pessimisme).

Ce qui m’intéresse, c’est de faire ressortir le meilleur de la personnalité de chacun de mes modèles. Pour cela je choisis avant tout de travailler sur la séduction plutôt que la “trique” en utilisant un savant mélange d’ombre et lumière, en évitant toute vulgarité et agressivité, dans un monde où le culte du corps devient roi, sans penser aux conséquences pour lui-même.

Comment trouves-tu tes modèles et comment se passe le travail avec eux ?

Je travaille mes dessins d’après des photos. Souvent je passe des annonces dans les journaux ou bien je fais ce que l’on appelle “un casting sauvage”, c’est-à-dire que je dessine régulièrement dans les lieux publics comme les bars. Les gens viennent me voir, je parle longuement avec eux et s’ils correspondent à ce que je recherche je leur propose une séance photos. En principe les gens acceptent sans problème, je prends le temps de leur expliquer ce que j’attends d’eux. On fait les photos dans le plus grand respect de l’autre, donc pas de sexe.

Ensemble on choisit l’image qui servira de support au dessin. Je précise qu’avant d’entamer le travail je signe un contrat avec le modèle, dans lequel est stipulé qu’aucune photo n’est exploitée sur Internet.

Je ne paie pas mes modèles mais en contrepartie je leur donne les photos et une copie du dessin.

 

Quel est ton public ?

(Rire) Tous ceux qui aiment les beaux gosses ! Mon public est souvent gay mais tu sais je n'ai aucune barrière. J’ai beaucoup d’amis hétéros et je n’hésite jamais à leur montrer mon travail ni à leur demander quelques conseils.

Les mentalités évoluent et se libèrent enfin du carcan traditionnel, les filles regardent ouvertement des hommes nus et en redemandent, c’est plutôt positif non ?

 

Quelles sont tes prochaines étapes dans les mois, les années à venir ?

Développer mes ventes, créer d’autres œuvres. Je sors d’une expo qui était à la boutique “RIDGEWWOD” dans le quartier Saint Roch, c’était super. J’entame une prochaine exposition au “DIP-LOUNGE” à Nîmes ainsi qu’une autre au mois de mai avec la “grosse artillerie”, mais là c’est encore un secret.

Je vais aussi créer mon propre site et je projette de publier mes œuvres.

 

As-tu un petit message à faire passer ?

Oui, je suis à la recherche d’un éditeur qui serait susceptible d’être intéressé par mon travail. Je recherche également des modèles, alors si vous êtes intéressés vous pouvez me contacter.

Retour sommaire