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Parole
au président de « Jeunes
Contre le Sida » |
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Pourquoi
créer aujourd’hui une telle structure alors qu’en France des
centaines d’autres associations de lutte contre le sida existent ? Nous
sommes dans une année de Grande Cause Nationale et la lutte contre le
sida doit revenir au cœur de nos préoccupations. « Jeunes Contre le
Sida » n’est pas un caprice ou un besoin d’afficher des personnes.
Aujourd’hui, nous entendons partout que la prévention est relâchée au
niveau de la jeunesse, que les jeunes ne se protègent plus et qu’ils
pensent qu’avec trois médicaments par jour pendant une semaine, on guérit
du sida. Et quoi de nouveau… Rien. On les laisse découvrir la sexualité
sans les prévenir des risques de contamination. On leur montre pendant
une heure dans l’année un prof qui explique comment on met une capote
et puis chacun rentre chez soi. Il faut leur parler vrai. Il faut répondre
à leurs doutes, à leurs appréhensions… Ils découvrent au collège et
au lycée, l’amour et la sexualité… C’est à ce moment-là qu’il
faut aller leur parler. |
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L’association
résulte donc d’un cri d’alarme ! Evidemment
qu’il y a cet appel d’urgence mais il y a aussi de l’affectif, de
l’histoire que j’ai pu connaître. Mais on ne peut pas dire aux jeunes
de se protéger et en même temps les lâcher dans la nature sans aucune
information… Ou alors qu’on ne s’étonne pas que l’épidémie
touche de plus en plus de jeunes. Avec
« Jeunes Contre le Sida », nous voulons aller les voir, expliquer ce
qu’est le sida, faire comprendre à tous ces jeunes comment on utilise
un préservatif et pourquoi il faut l’utiliser. Il faut aller vers eux
de la plus simple des manières. Pour eux, l’amour doit rester un
plaisir… C’est à nous de les aider à réaliser ce rêve. Et puis, je
reste persuadé, qu’en parler, c’est déjà se protéger. Votre
action est donc d’aller dans les établissements pour parler du sida… Pas
seulement. Bien sûr, le plus gros du travail va venir de ces rencontres
scolaires. Mais il faut aussi aller en parler dans la vie de tous les
jours… dans la rue, dans les boîtes, dans les bars… Les jeunes
croient savoir ce qu’est le VIH… A nous de partager ça avec eux dans
leur vie de tous les jours. Et
puis, à l’association, on a aussi nos rêves. On voudrait organiser un
appel fort qui résume que le sida nous concerne tous. Nous devons entrer
là où on ne nous attend pas. Le meilleur, ce serait de voir un club de
foot de Ligue 1, comme l’Olympique Lyonnais, entrer dans le stade le 1er
décembre, avec par-dessus le maillot un
tee-shirt avec un message de prévention du type « Pour que
l’amour reste un plaisir… Protégez-vous ». Le sport est le meilleur
moyen pour toucher les jeunes.
Et
Morganne dans tout cela. Pourquoi l’avoir choisie comme marraine ? Morganne
est une fille extraordinaire. Elle me bluffe tous les jours. Quand j’ai
proposé à Morganne de nous rejoindre, j’avais peur de sa réaction, de
sa volonté à travailler avec nous. Et puis, c’est une fille sans
tabou, franche, vive, qui veut faire avancer les mentalités… elle est
vraie. C’est une grande sœur quand elle vous parle du sida, de ce
qu’elle voit, de ce qu’elle entend. Elle me touche vraiment quand elle
prend part à ce combat… Elle est une grande artiste dans sa voix mais
aussi dans son cœur. “Jeunes
Contre le Sida” - 1 rue Emmanuel Chauvière, 75015 Paris Tél : 0870 383 385 http://jeunescontrelesida.hautetfort.com |
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