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La bonne pioche de Clarika |
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Propos recueillis par Cédric Chaory |
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Avec
“Joker”, Clarika nous sort sa plus belle carte : un quatrième album
bourré de charme, d’humour et de sensibilité pour cette artiste encore
trop méconnue. Actuellement sur les routes de France aux côtés de
Zazie, elle décroche son portable et répond aux questions de “Lettre
Ouverte”. On tombe sous le charme… |
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Vous
êtes de retour avec « Poker », quatrième album écrit avec votre mari
Jean Jacques Nyssen. Inconcevable de ne pas travailler sans votre « R’né
» ? Jean-Jacques
m’a poussée pour cet album à « aller voir ailleurs » mais
naturellement nous nous sommes retrouvés. Des musiciens m’ont pourtant
proposé leur son mais j’y ai préféré celui de mon mari. Notre
fonctionnement est très naturel. Artistiquement et humainement, je
l’admire. Je ne retrouve pas cette alchimie ailleurs. Mais bien évidemment
j’ai déjà participé à des projets extérieurs. Rien n’est fermé. 11
ans de carrière déjà, une cote au beau fixe auprès des critiques, un
public fidèle mais pas encore de gros tube. « Poker » fera-t-il la différence
? Chaque
fois que je fais un album, être n° 1 des ventes n’est pas une priorité.
J’espère comme tout artiste que le disque rencontre son public, le plus
vaste si possible. On se dit qu’il y aura plus de personnes pendant les
concerts et c’est plus sympa ainsi. On veut également que l’équipe
qui a participé au projet soit récompensée par un succès. Comme la
chanson est une discipline populaire et qu’il faut du succès pour
durer, chaque album est un point d’interrogation. Heureusement le single
démarre plutôt bien ! |
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Vos
petites tranches de vie font toujours mouche . D’où
vous vient l’inspiration ? Tout
ce que j’ai pu lire, voir, entendre est un peu le produit de ma
personnalité. Mes études littéraires m’ont certainement amenée à
une forme de poésie, d'écriture… et puis je suis très curieuse et à
l’écoute de mon environnement. Tout ce qui est proche de moi, de ce que
j’aime, est absorbé et devient matière à écriture. Mon inspiration
c’est aussi bien mes lectures d’hypokhâgnes que les discussions de
deux mamies dans le bus ! |
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Avec
votre humour irrésistible et votre légèreté, on vous compare souvent
à Souchon… mais aussi à Zazie, Enzo Enzo… bref tout y passe. Pas
marre des étiquettes ? Si,
enfin un peu comme tout le monde… Le problème c’est qu’on ne sait
pas dans quelle case me ranger alors on me compare à d’autres. Le fait
d’être une fille c’est encore plus flagrant, pour un peu que je
ressemble physiquement à une autre artiste connue… Mais je prends tout
cela avec beaucoup de légèreté. Il y a beaucoup plus grave. Je suis
heureuse à partir du moment où mon travail est apprécié. En
parlant de Zazie, vous sillonnez la France avec elle en ce moment. Comment
en êtes-vous venue à faire sa première partie ? En
fait Zazie avait dit du bien de moi dans plusieurs de ses interviews. On
avait un ami chanteur en commun. Quand j’ai su qu’elle allait faire sa
tournée « Rodéo Tour », je lui ai envoyé un petit mot genre : « Je
peux arrêter mes cours de piscine pour t’accompagner ». Ce que
j’apprécie sur cette tournée, c’est qu’elle n’est pas arrangée
par la maison de disques mais découle d’une réelle envie de Zazie.
C’est flatteur ! |
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Jonasz,
Lavilliers, Art Mengo, Marie Nimier : le gratin des paroliers français
vous courtise. Avez-vous provoqué ces collaborations ? Ce
sont des rencontres toutes naturelles : Bernard Lavilliers je l’ai
accompagné sur ses tournées et je voulais enregistrer un titre de mon précédent
album avec lui. Nos voix se sont bien accordées et il m’a fait
l’honneur d’accepter ma demande. Pour Michel Jonasz, il s’agit
d’un titre enregistré dans le cadre de « Sol en si ». Et puis Marie
Nimier appréciait mon travail donc m’a écrit un texte. Ensemble nous
préparons deux chansons pour le prochain album de Sheila. |
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Dans
votre précédent album, vous chantiez les amours saphiques et vous vous
entouriez des rugbymen du Stade Français dans un de vos clips. Bref, vous
êtes à deux doigts de détrôner Dalida ou Sheila dans le cœur des gays
? (Rires).
J’aime la sensibilité de ce public pour la musique et pour d’autres
formes d’art mais vous savez, je n’aime pas trop l’esprit
communautaire. Je chante pour des individus avant tout. Par contre la
carrière de Dalida (sans sa fin dramatique) ou de Sheila me conviendrait
tout à fait. Clarika « Joker » ULM / Universal |
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