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Entre
le soleil, la plage, les coquillages, les corps bronzés, l’eau
plus chaude encore que celle de la piscine de l’hôtel, je me
croyais en sécurité. Mon ange est assis à côté de moi, il me
dit qu’il m’aime, que ce soir nous serons dans les bras l’un
de l’autre.
Même
scène sur la serviette d’à côté entre un ami et son chéri…
Nous pourrions vivre d’amour et d’eau fraîche.
Et
puis, une photo devant moi… Deux jeunes hommes pendus… Iran,
terre des martyrs… Iran, terre de barbarie… Iran,
aujourd’hui terre de honte.
Il
est des moments où écrire un billet d’humeur n’a plus rien
d’amusant. Il est des instants où rédiger cette carte blanche
que l’on me laisse depuis un an ne m’enthousiasme pas… Je
n’ai pas envie de rire, de chantonner, d’imiter Dalida et de
vous raconter une soirée en boîte de nuit avec Michal…
Aujourd’hui,
nous réclamons des droits que n’osent espérer nos compatriotes
étrangers.
Je
ne demande pas le mariage, je ne propose pas l’adoption… Ne me
parlez ni de PACS, ni d’homoparentalité… Parlez-moi d’eux,
de ceux qui meurent pour “aimer mal” dans des états
musulmans, de ceux qui ne viendront jamais défiler sur un char…
tout simplement, parce qu’ils défilent déjà sur des échafauds.
14
mois de prison, 228 coups de fouet, pendus en public… car
coupable d’avoir connu le summum charnel avec une personne du même
sexe. Pardonnez-moi de ne pas avoir l’humeur sarcastique.
Depuis
26 ans, plus de 4 000 homosexuels ont été exécutés en Iran !
Que
faisons-nous pour éviter cela ?
Huit
autres pays prévoient la sentence capitale pour les personnes
reconnues d’entretenir des relations homosexuelles.
Aujourd’hui,
nous devons demander à l’Etat français de réagir, de faire
arrêter ces atrocités.
Et
si le 29 mai, la France a choisi le « Non à l’Europe »,
gageons que sur ce référendum de l’humanité et de la dignité,
il n’y ait ni contestataires, ni abstentionnistes.
Luther
King a fait un rêve… Le nôtre est comme le sien. Liberté et
Egalité…
pour
le reste, on verra plus tard.
Paix
à leurs âmes.
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