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«
C’est les vacances, nous partons en voyage. Deux heures
d’avance et beaucoup de bagages ». En lisant ce texte de
l’excellente (?!) chanteuse Ilona (la petite au Monde Parfait),
je me suis dit qu’encore une fois, je me jetterai sur le
dance-floor pour me trémousser sur le tube de l’été.
Soleil
plombant, 40° à l’ombre (référence télévisuelle !), hommes
chauds aux corps huilés (sorte de Jerry de la Vega en ramassant
le fumier), sable bouillant (qui se colle à mes pieds quand je
sors de l’eau), familles nombreuses, monospaces sur
l’autoroute, radio crochet, club Mickey, restaurants, boîtes en
plein air… c’est les vacances !
Cet
été, pour moi, direction Bastia… je sens déjà que pendant un
mois je vais redevenir cet homme hétéro (?) que j’incarne dans
les rues de la banlieue parisienne.
Chic
me dis-je quand même… des amis vont bien partir à l’autre
bout du monde pour se faire bronzer la pilule. Je suis verni :
plage de naturistes dans le Sud, ramassage d’huîtres à La
Rochelle, escapade dans le Vercors, boîtes à Ibiza (hors de prix
!), Tour de France des vins de table… devant un programme aussi
alléchant, je cache ma joie.
Je
rêve de calme, de douceur, de charme, d’eau limpide, de chants
d’oiseaux… pas pour cette année. Et puis, je regarde les
autres : Florence est libre, Ratzinger est toujours Pape, Kimi
gagne des grands prix, Nadal est parti de Paris, les Dieux du
Stade ne font pas de nouveau calendrier… et Dominique est à
Matignon. Cette dernière nouvelle est la bonne pour me dire que
partir un peu ne me ferait pas de mal.
Une
heure de train, deux d’avion et trois de ferry… et me voilà
sur l’île de Beauté.
Sueur,
sable, mer, plage, charcuterie, fromage et bombes… je suis
verni, je suis ravi ! Un mois loin de la grisaille, un mois loin
des bâtiments colorés sur Paris 2012, un mois loin du stress…
un mois loin de Dominique, Jacques, Nicolas et les autres.
Et
puis le retour… déjà ! Un petit tour dans le Marais… Ouf !
les gays n’ont pas été pendus. Une pause chez Camille,
Laurence et leur petite Marion… Ouf, les familles homoparentales
n’ont pas été brûlées ! Un coup de télé… Et là
Dominique apparaît. Il est propre sur lui. Il parle de chômage,
d’avancées économiques, de terrain, de son entente avec ses
ministres.
C’est
toujours ça avec le retour des vacances… il ne reste que les
souvenirs pour se dire qu’on était mieux là-bas.
«
C’est la fin des vacances. Dominique : trente ans de retard
et… les homos dans tes bagages » !
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