Le Billet d’humeur de Jonathan Denis

« C’est les vacances, nous partons en voyage. Deux heures d’avance et beaucoup de bagages ». En lisant ce texte de l’excellente (?!) chanteuse Ilona (la petite au Monde Parfait), je me suis dit qu’encore une fois, je me jetterai sur le dance-floor pour me trémousser sur le tube de l’été.

Soleil plombant, 40° à l’ombre (référence télévisuelle !), hommes chauds aux corps huilés (sorte de Jerry de la Vega en ramassant le fumier), sable bouillant (qui se colle à mes pieds quand je sors de l’eau), familles nombreuses, monospaces sur l’autoroute, radio crochet, club Mickey, restaurants, boîtes en plein air… c’est les vacances !

Cet été, pour moi, direction Bastia… je sens déjà que pendant un mois je vais redevenir cet homme hétéro (?) que j’incarne dans les rues de la banlieue parisienne.

Chic me dis-je quand même… des amis vont bien partir à l’autre bout du monde pour se faire bronzer la pilule. Je suis verni : plage de naturistes dans le Sud, ramassage d’huîtres à La Rochelle, escapade dans le Vercors, boîtes à Ibiza (hors de prix !), Tour de France des vins de table… devant un programme aussi alléchant, je cache ma joie.

Je rêve de calme, de douceur, de charme, d’eau limpide, de chants d’oiseaux… pas pour cette année. Et puis, je regarde les autres : Florence est libre, Ratzinger est toujours Pape, Kimi gagne des grands prix, Nadal est parti de Paris, les Dieux du Stade ne font pas de nouveau calendrier… et Dominique est à Matignon. Cette dernière nouvelle est la bonne pour me dire que partir un peu ne me ferait pas de mal.

Une heure de train, deux d’avion et trois de ferry… et me voilà sur l’île de Beauté.

Sueur, sable, mer, plage, charcuterie, fromage et bombes… je suis verni, je suis ravi ! Un mois loin de la grisaille, un mois loin des bâtiments colorés sur Paris 2012, un mois loin du stress… un mois loin de Dominique, Jacques, Nicolas et les autres.

Et puis le retour… déjà ! Un petit tour dans le Marais… Ouf ! les gays n’ont pas été pendus. Une pause chez Camille, Laurence et leur petite Marion… Ouf, les familles homoparentales n’ont pas été brûlées ! Un coup de télé… Et là Dominique apparaît. Il est propre sur lui. Il parle de chômage, d’avancées économiques, de terrain, de son entente avec ses ministres.

C’est toujours ça avec le retour des vacances… il ne reste que les souvenirs pour se dire qu’on était mieux là-bas.

« C’est la fin des vacances. Dominique : trente ans de retard et… les homos dans tes bagages » !

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