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Universités
d'Eté Euroméditerranéennes du 19 au 26 juillet, |
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Les
UEEH sont devenues un événement incontournable aussi bien pour toute
personne impliquée dans la vie associative homosexuelle que pour le
novice que tel ou tel sujet traité intéresse ou qui éveille tout
simplement sa curiosité. A
l’occasion de cette nouvelle édition, Marie-Paule, Présidente, et
Bruno, membre du conseil d’administration, ont gentiment répondu à
quelques questions. |
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Quel
bilan tirez-vous de l’édition 2004 ? Marie-Paule
: J’avoue que l’année dernière j’étais un peu inquiète. Une
nouvelle formule avec une demande de gestion commune plus forte était un
pari que le C.A. avait lancé ! L’essai est transformé et nous avons
fait, tou(te)s ensemble, de cette semaine un laboratoire d’échanges
internationaux extraordinaires. Nos points positifs trouvent leur racine
dans cela. Les protagonistes d’actions nationales ou internationales ont
exposé leur projet et fait part de leur demande directement, c’est plutôt
nouveau… Ne plus parler “à la place de” quand c’est possible,
voilà notre aspect le plus positif. Si nous devons parler de point négatif,
je dirais que, comme toute association, nous avons toujours des problèmes
de financement malgré l’engagement de la région PACA, du Conseil Général
13 et de la Mairie de Marseille. Nous avons réduit nos charges au maximum
et prenons bénévolement en charge l’intégralité de l’organisation
et, pourtant, nous sommes toujours obligés de nous placer devant des
choix difficiles (privilégier telle ou telle délégation étrangère,
limiter le poste culture en fonction des besoins en matériel ou en
financement, limiter le nombre de prises en charge solidaires, etc..). Bruno
: Après les assises de 2003, le succès de l’édition 2004 a non
seulement rassuré la nouvelle équipe mais surtout a encouragé
d’autres personnes à nous rejoindre. En positif : une excellente mixité
entre lesbiennes et gays, de très nombreux débats et ateliers, des soirées
conviviales. Les points à améliorer sont une réelle visibilité des
trans et poursuivre l’objectif de faire des Universités un lieu autogéré,
où chacun(e) vient avec ses projets, son matériel, et propose aux
autres.
Quels
sont les mots d’ordre pour cette session 2005 ? Marie-Paule
:«La Mixité». Chaque groupe ou individu parle en son nom et de son
questionnement. C’est la ligne de travail que nous nous sommes fixée
dans l’année. Ouvrir le débat et permettre l’échange, voilà le mot
d’ordre et nous le retrouvons dans toutes nos propositions. L’aspect
culturel se situe dans le partage et les artistes proposent aux
participant(e)s de découvrir ensemble le point de création en chacun(e).
Nous avons de la chance de pouvoir compter encore sur des groupes artistes
militant(e)s LGBT qui soient dans cet axe ! Bruno
: Le colloque portera cette année sur «Féminisme, sexualité et
question de genre : le corps en bataille». Nous voulons partir des
recherches queer et féministes, des mouvements de contestation aussi pour
discuter ensemble sur la place du corps dans notre société, comme enjeu
des discours les plus répressifs aux plus libérateurs. Il y aura des
chercheurs et des militant(e)s, comme Porpora, du Mouvement italien trans.
Faut-il
être un militant dans l’âme pour participer aux UEEH ? Marie-Paule
: Nous n’avons pas de «type» de public. Nous devons toutefois
travailler à une meilleure mixité sociale car nous remarquons tout de même
que nous avons du mal à toucher tous les groupes sociaux. C’est une des
raisons qui nous a poussés à encourager l’initiative de pôles régionaux,
car c’est dans le dialogue et dans la désacralisation du mot «universités»
que nous pourrons réaliser cet objectif. Ce qui nous pousse à cela
c’est aussi le désir de créer un espace où militant(e) et
non-militant(e) peuvent se rencontrer. Bruno
: Le public est très varié, avec des parcours personnels, culturels et
sociaux divers. Il y a des militants associatifs, des chercheurs et des
individualités. C’est le brassage des 3 qui est la véritable réussite
de cette manifestation. Par ailleurs, nous faisons tout pour nous ouvrir.
Cette année une dizaine de nationalités sera représentée.
En
plein été, est-ce que les gens sont réellement motivés pour participer
à un tel d’événement ? Marie-Paule
: Essayez d’imaginer un lieu dans les calanques marseillaises, dans une
école prestigieuse, où les personnes que vous rencontrez tentent de ne
pas porter de jugement sur ce que vous êtes et où l’on s’interroge
communément sur nos identités. On débat ensemble, on n’est pas forcément
d’accord, ce qui est un plus, et, ensuite, on se retrouve à créer,
danser ou simplement en prenant un verre à l’ombre d’un pin. Ne
seriez-vous pas motivé par cette rencontre ? Bruno
: Oui car c’est un événement unique en Europe. D’abord, c’est
l’occasion de se retrouver entre trans, lesbiennes et gays, et ça fait
du bien. Outre les échanges personnels, les Universités sont aussi un
lieu d’élaboration de projets, avec les autres pays et en France. Cette
année, il y a l’idée de construire un réseau de prévention contre
l’homophobie en milieu scolaire. L’an passé, un collectif s’est créé
autour des discriminations contre les LGBT dans le monde du travail.
Un
message particulier à faire passer ? Marie-Paule
: Juste un rappel sur ce que nous sommes. Nous sommes un groupe de
personnes qui ouvre en un moment donné un espace, une parenthèse où la
différence est reine. La différence au sens large au sein de notre société
et au sein de la communauté LGBT. Je suis heureuse de faire partie
d’une équipe (C.A.) qui favorise cela. J’invite donc tous ceux et
toutes celles qui, comme nous, y croient à nous rejoindre ! Bruno
: Devant le succès prévisible, nous avons dû limiter le nombre de
places en hébergement à 400, alors inscrivez-vous vite.
Grandes
lignes du programme : Cycle
visibilité Lesbienne / Cycle visibilité Trans Cycle
solidarité internationale / Cycle malentendantEs Cycle
santé / Cycle mémoire, militance et société Cycle
question de genre / Cycle Culture /
Cycle détente
Inscriptions
: Martine Lacoste-Guiraute +33
06 77 52 73 44 - inscriptions@ueeh.net Retrouvez
le programme complet sur : |
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