Billet d’humeur /// Jonathan Denis

Vous n’y échappez pas depuis des semaines. Grâce à moi, vous ne passerez vraiment plus au travers. Ils vous cassent les oreilles avec ce sujet qui finalement éclipse tous les autres (mis à part le décès de Jean-Paul II). Je vous parle évidemment de notre chère constitution européenne. Vous savez, ce traité auquel personne ne comprend rien mais où on vous invite à voter “oui ou non. Pour vous, j’ai fait un grand pas en avant : je l’ai lu. Les 448 articles m’ont aidé à digérer la raclette que je devais finir depuis l’hiver dernier. Et, ce traité m’a emballé.
 
Il mériterait le “Goncourt” !  Après le départ de Jean-Paul, je m’étais juré de reprendre la Bible comme livre de chevet mais Nicolas, François et les autres m’ont décidé à poser la “Constitution Européenne”  près de mon radio-réveil.

Premier constat et pas le moindre : le mot le plus écrit est “discrimination”. Rendez vous compte : à la lecture, j’ai presque cru qu’enfin nous étions sauvés. Qu’un Homme serait un Homme. Que les juifs, arabes, pédés, trans (pas tout cela ensemble !) ne vivraient plus la discrimination. Je pouvais dormir tranquille et rêver que Luther King était derrière tout cela. Je pouvais dormir tranquille… et revoilà Christine. Cette femme catho à souhait qui a cru que l’Assemblée était une librairie où elle pouvait emmener sa Bible. Cette sacrée Christine donnait encore dans la démesure. « Je vote contre pour que la loi n’autorise ni le mariage ni l’adoption pour des personnes du même sexe ». Heureuse Madame B., elle nous jetait en pâture sa vulgaire homophobie. “Mais non, les pédérastes sont mes amis”. C’est ça Christine, et moi j’appelle à voter oui pour que la connerie ne devienne pas universelle.

Triste débat où moi, français moyen (j’ai un peu évolué), je dois comprendre, analyser, recracher et glisser mon bulletin dans la fente (de l’urne évidemment).

Alors me direz-vous, que votes-tu ? Entre Philippe, Jean-Marie, Christine et Carl, je préfère m’abstenir. Entre Laurent, Henri, Marie-Georges et Jean-Luc, je préfère m’abstenir. Entre Nicolas, Jean-Pierre, François et Yann, je préfère m’abstenir.

Allez et puisqu’il faut vraiment choisir, j’envoie mon SMS en tapant 1. De toute façon, le résultat final n’est jamais ce que j’avais choisi. J’avais voté Amiel, Michal, Mc Doom et Roucas… et ils m’ont collé les petits cons sur le haut du podium. Allez Christine, finalement tu n’as peut-être pas tout perdu.

Retour sommaire