Stéphane Mondino

- La danse des maux -

Par Patrick Roulph

Après un premier album auto-produit en 1999, et de nombreuses tournées en cafés-concert et autres piano-bars, Stéphane Mondino est sélectionné aux rencontres d’Astaffort. De cette aventure et de sa rencontre avec Françis Cabrel est né un album "St-Lazare" sorti en 2004.

 

Une tournée en première partie du Maître durant l’automne, et une semaine au Casino de Paris. Avant de reprendre la route pour de nouvelles dates en 2005, Stéphane a marqué une pose en nous accordant une interview.

 

- Comment arrive-t-on à participer aux rencontres d’Astaffort ?

On envoie une démo puis on attend d’être sélectionné... ou pas ! J’ai envoyé un CD avec 4 ou 5 titres, puis l’association de Francis Cabrel "Les voix du sud" m’a rappelé au bout de 6 mois pour me dire que j’étais sélectionné pour mars 2002. Au départ, je n’y allais pas pour être remarqué par Francis Cabrel; c’est un endroit où l’on rencontre beaucoup de personnes.

L’association "Les voix du sud" sont des passionnés de chansons françaises, de musique. C’est génial d’aller passer 10 jours là-bas avec eux et faire de la musique, de rencontrer des gens passionnés qu’on ne connaît pas.

 

- Tu as aussi collaboré avec D’Geyrald (avec qui nous avons fêté les 9 ans de Lettre Ouverte), un autre style !

Totalement un autre style ! Lorsque j’ai connu D’Gey, je ne connaissais pas son passé de boys band; il me l’a appris. Je me suis alors souvenu des G-Squad. C’est un mec super, nous avons commencé à travailler ensemble il y a 3 ans environ, un an après notre rencontre, j’ai écrit et composé sur son album en auto prod, avant qu’il soit signé.

- Ses deux premiers singles sont assez sombres, mélancoliques. Est-ce plus facile d'écrire des chansons tristes ?

Sans doute. J’ai un tempérament beaucoup plus "Spleeneux" que "Carlosien" ! Mon naturel me pousse à écrire plus de chansons tristes que gaies.

 

- Auteur, compositeur, comment travailles-tu ?

Je commence souvent par la musique en yogourt.Cela me permet d’avoir une base pour écrire ensuite le texte. Je collabore aussi avec d’autres auteurs, car il en existe de talentueux. Je n’aime pas forcément rester tout seul à écrire et composer. J’aime partager. Dans ces cas-là, l’auteur arrive avec son texte et j’écris en fonction de celui-ci.

 

-Les personnes qui achètent tes disques achètent aussi Miossec, Sanseverino. D’ailleurs la première version de l’album "La tête ailleurs" parue en 2002 reprenait cet esprit autant dans la conception du livret que des visuels utilisés.

En ce qui concerne l’impression que peut donner cette première édition, ce n’est pas volontaire du tout. Je n’ai absolument fait aucun lien avec cette mode dont tu parles. C’est une photo de famille qui a servi pour l’illustration de ce premier album. On y voit mon grand père, qui s’appelait d’ailleurs Stéphane Mondino. Il était maçon et à une époque il passait devant des studios de photos et participait. Sur celle-là il y a un côté mafieux. C’est un album très important pour moi, même s’il n’est pas sorti.

 

- Francis Cabrel, t’a-t-il conseillé par rapport à cette nouvelle version de l’album ?

Francis Cabrel ne m’a pas réellement conseillé, il m’a permis de rencontrer une équipe à Astaffort. Francis a tout fait pour que je travaille dans de bonnes conditions. J’ai ainsi travaillé avec Jean-François Delfour qui a réalisé l’album et Loïc Célestin qui a fait la prise de son. Francis a voulu que l’on travaille ensemble de façon intensive et exclusive.

 

- Ce nouvel album contient un visuel beaucoup plus mode que le précédent. Jusqu’où t’engages-tu en ce qui concerne toute la partie "Artwork" ?

D’abord, je n’aime pas beaucoup me voir en photo. Comme je n’aime pas beaucoup les portraits. Je trouve ça assez égocentrique. En ce qui concerne le travail fait sur le livret, je laisse les gens qui aiment ça le faire, même si j’ai suivi l’évolution du travail et donné mon accord. Si j’avais pu m’exprimer à 200 %, j’aurais aimé avoir des dessins d’artistes, de dessinateurs.

 

Site officiel : www.stephanemondino.com

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