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Out et Gay - La guerre des Games |
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Par Peter |
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Avec le Tour de France, Roland Garros, l’Euro 2004 et les JO d’Athènes, l’été est chargé en émotions. Mais déjà se profile une autre rencontre internationale : les Gay Games 2006. Et cette édition s’annonce plus que mouvementée. Un feuilleton à rebondissements se trame déjà dans les hautes sphères de l’administration. Score plus ou moins final à ce jour, l’année 2006 verra se jouer deux rencontres sportives et culturelles gay : les Gay Games de Chicago et les OutGames de Montréal. Explications Sidney a été le théâtre des 6ème Gay Games en 2002. Plus de 70 pays s’y sont affrontés et 11.000 athlètes y étaient présents. Oui mais derrière les chiffres et les flonflons, le résultat financier ne fut pas à la hauteur des espérances. L’édition précédente, à Amsterdam en 1998, fut beaucoup plus réussie et rentable. Ce fiasco des Gay Games australiens n’a pas tardé à semer le trouble au sein de la paisible Fédération des Gay Games (FGG). Et rapidement le malaise se traduit par un clash avec le comité d’organisation des Jeux de Montréal chargé des jeux de 2006. Pourquoi ? Car face à l’échec 2002, la Fédération a décidé de se serrer la ceinture. La délégation canadienne s’est donc vue sermonnée, après la présentation d’un projet pharaonique pour l’édition 2006. "Les recettes de l’évènement doivent être parfaitement évaluées au préalable, le premier budget doit n’être basé que sur les ressources déjà garanties", avait alors déclaré Roberto Mantaci, coprésident de la Fédération. Ce qui ne semblait pas être le cas de Montréal 2006, chargé du projet. |
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L’organisateur songeait à un projet de 24.000 participants pour un budget de 20 millions de dollars, un plan qui a ensuite été ramené à de plus modestes proportions, à la demande de la FGG, soit 16.000 participants et un budget de 16 millions de billets verts . Oui, mais Montréal 2006 n’a pas apprécié ce tour de vis. Arguant le fait de n’avoir eu que 12 minutes pour présenter son projet, la délégation québécoise décide alors de faire cavalier seul, secouant ainsi le monde jusqu’alors très serein des Jeux olympiques dédiés aux gays, lesbiennes et transgenres. Le Comité organisateur de Montréal 2006 ne tarde pas à nommer Josée Généreux au poste de directrice des sports pour les prochains Jeux gay, qui se tiendront à Montréal du 29 juillet au 5 août 2006 soit une semaine après les GG 2006. La championne de cyclisme sera chargée de coordonner la présence des athlètes, de 30 disciplines différentes venus d’une centaine de pays. Le 11 mai dernier, ces jeux gay se parent enfin d’un nom et un logo : les OutGames lors de la présentation officielle du projet. "Montréal 2006, en partenariat avec la communauté gaie et lesbienne montréalaise et internationale, créera un événement sportif et culturel unique et mémorable." nous annonce-t-on. Par culturel, il faut comprendre l’organisation d’un colloque réunissant plus de 2500 intellectuels de tout poil sur "Le droit à la différence" et la présence de 3000 artistes pour magnifier la rencontre. Mais du côté de Chicago, fief 2006 des Gay Games, on entend peu ou prou le même son de cloche : les communiqués de presse et effets d’annonce reprennent le sempiternel discours du "concours-rassemblement de toutes les races, religions, sexualités, genres ou nations". Cette année on y assène juste un peu plus fort que les Gay Games, fort de sa solide expérience, sont les seuls capables d’offrir le plus beau spectacle. On y ajoute de nouveaux sports (rugby, danse sportive ou encore billard...) copiant ainsi les Out Games. On y change également de logo, où pour la première fois ni flambeau, ni couleurs arc-en-ciel ne sont mis en scène. On y a préféré le corps stylisé d’un homme et d’une femme. Bref, on fait le ménage et on réajuste le tir en fonction des projets canadiens. Du coup on a l’impression d’assister à un duel de Titans, avant même que les sportifs ne soient entrés sur le terrain. Qui en sortira vainqueur ? Réponse dans deux ans, au terme d’un mois juillet et août chargés d’adrénaline et de testostérone… En tous les cas c’est tout bénef pour les sportifs qui vont concourir deux fois en un an… A vos marques, prêt, partez. !
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