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LE FORUM DES LECTEURS Pensez-vous que les attouchements sexuels vécus (avec ou sans contrainte) pendant votre enfance/adolescence aient influencé votre sexualité ? |
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Je ne me suis jamais considéré comme victime d’un pédophile. Je me suis souvent posé la question que vous soulevez dans votre forum. En effet, entre 13 et 15 ans, j’ai vécu des "jeux sexuels" avec un homme de 35 ans qui était le père (divorcé) d’un copain de classe. Je sais très bien qu’avant cet âge j’étais déjà attiré par les garçons et uniquement les garçons. Donc je ne crois pas vraiment qu’il soit responsable de mon orientation sexuelle 100% homo. En tout cas je ne me suis jamais considéré comme victime d’un pédophile. Il n’a jamais rien fait sans mon accord et j’ai tendance à croire que j’étais non seulement consentant mais même demandeur. Après avoir parlé plusieurs fois et sans gène de sexualité avec lui, on en est venu presque tout naturellement à se montrer nos sexes en érection lorsqu’on a été seuls tous les deux. Je sentais qu’un climat de complicité régnait entre nous et je n’ai jamais ressenti aucune honte mais une grande excitation. Ensuite on en est venu à se masturber mutuellement et rapidement il a commencé à me sucer. Pendant un an et demi (avant qu’il déménage), j’ai attendu fébrilement nos rendez-vous hebdomadaires secrets. On n’a jamais évoqué la pénétration, on se caressait, s’embrassait, tout se faisait en douceur et tendresse. Attention, je ne veux pas louer les bienfaits de la pédophilie qui est condamnable, mais seulement dire que dans mon cas je ne lui en veux pas du tout. Bien sûr que si j’avais été contraint physiquement ou par manipulation psychique ou violé, je ne réagirais pas du tout de la même façon. Je me demande même si ça n’aurait pas provoqué un dégoût des hommes, me poussant à l’hétérosexualité. Stéphane. |
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L’affection parentale manquant, il a bien fallu retrouver l’affection auprès de mes camarades de chambrée. Dans les écoles chrétiennes le sujet de l’homosexualité était tabou dans les années fin 40 et 50. Le pensionnat a été pour moi une sorte de révélation sur ma sexualité à l’âge de 11-12 ans. Bien sûr rien n’est défini chez un jeune garçon. Le fait d’être coupé de l’affection parentale (je ne rentrais que tous les trimestres chez moi) a conforté mon homosexualité que je qualifierais "d’embryonnaire". L’affection parentale manquant, il a bien fallu retrouver l’affection auprès de mes camarades de chambrée. Les premiers attouchements sexuels vécus l’ont été, je crois, sans contrainte. Il est vrai qu’ils étaient légers, attendrissants, manuels, ils deviendront beaucoup plus "profonds" vers l’âge de 20 ans. Avec le recul je crois que mon homosexualité remonte à l’âge de 9 ans avec les premiers émois envers mes copains de classe. C’était plutôt un sentiment diffus, imprécis... L’acte viendra plus tard avec des garçons de mon âge qui étaient plus décidés alors que j’étais hésitant, timoré. Les attouchements sexuels d’alors ont conforté mon attirance vers l’homosexualité qui s’est développée, cachée en moi-même jusqu’à l’âge de 20 ans pour essayer de s’épanouir vers l’âge de 24. J’ai ensuite quitté la France pour vivre pendant près de 20 ans à l’étranger dans des pays où l’homosexualité des garçons ne se pose même pas. Elle est là-bas latente, acceptée pendant une partie de sa vie (puisqu’il faut se marier pour fonder une famille et avoir des enfants par la suite). Les tabous judéo-chrétiens n’ont pas cours dans ces pays d’Afrique, d’où des situations cocasses comme par exemple après avoir fait l’amour avec un garçon, celui-ci me proposa de faire aussi l’amour avec sa fiancée. Maintenant à l’âge de 65 ans, lorsque je regarde mon passé riche en situations et en diverses expériences, je me dis qu’en dépit de certaines difficultés de toutes sortes la vie vaut d’être vécue. Mes regards se portent vers l’autre espérant que le futur soit encore riche d’enseignements, de sensations, de sensualité et d’affection à donner. Michel. |
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Pour ma part, ces "expériences " ont inévitablement orientées ma sexualité homo. Aux alentours de 12 ans, un jour que je revenais de mon collège (j'étais en pension) un membre de ma famille venait me chercher. Je m'entendais très bien avec lui, il était gentil. Alors ce jour là, il me parlait de ce qui arrivait en pension : Alors tu t'es fait des copains ? Et le soir au dortoir, il y en a qui te touche ? Et dans les douches ? etc, etc... En me parlant il avait posé sa main droite sur ma cuisse gauche en conduisant. J'avais peur car à présent il caressait ma cuisse... mais je sentais comme une bouffée de chaleur traverser mon corps, mon coeur s'emballait... Il est vrai que du coté familial, je n'avais jamais eu autant d'attention. Il s'est tue et m'a demandé si j'avais un ou des petits copains qui me faisaient des caresses ? Je lui ai dit que non... Il a immobilisé la voiture à la lisière du bois et il a pris mon petit sexe dans sa bouche... etc... Il s'est passé encore d'autres choses comme celle ci avec des copains de classe de 15/16 ans alors que je n'en avais que 11/12. Et plus tard encore... J'ai repoussé ces désirs brûlants durant toutes ces années pour me découvrir et assumer totalement ce que j'étais il n'y a pas si longtemps (le temps passe si vite..) Pour ma part, ces "expériences " ont inévitablement orientées ma sexualité homo. Je pense qu'au fond de moi, j'étais homo, mais le fait de l'avoir vécu jeune, a favorisé le terrain.... Même que j'ai un passé hétéro, je ne regrette rien.... A ce jour, je vis avec mon ami et je suis heureux et je dirais "complet" puisque c'est vraiment en connaissance de cause que j'ai CHOISI ma sexualité... (ce qui n'est pas le cas de tout le monde...) Je salue toute l'équipe et les lecteurs... Bien cordialement DAVID |
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J'espérais bien rencontrer un mec plus expérimenté que moi et qui me ferait partager des plaisirs nouveaux. Pour ce qui me concerne, je pense vraiment que non. En effet, les seuls attouchements que j'ai pu expérimenter l'ont été avec des filles et cela n'a ni orienté ni modifié mon orientation sexuelle. Dans mes fantasmes de l'époque, je me rappelle que les garçons étaient de loin mes principaux objets de désir et aujourd'hui je vis ma sexualité homo sans complexe et sans regret. Maintenant, il s'agissait de caresses sans contraintes, de simples découvertes de l'autre dans ce qu'il pouvait apporter comme stimuli érotiques et je n'ai vraiment pas vécu cela ni comme un traumatisme, ni comme un viol subi ou imposé à l'autre. Toujours pour ce qui concerne mes fantasmes d'ado découvrant sa sexualité, je me souviens de promenades en forêt, seul, où j'espérais bien rencontrer un mec plus expérimenté que moi et qui me ferait partager des plaisirs nouveaux. Parfois cela allait même jusqu'à des fantasmes de viol... Mais un viol que moi j'aurais contrôlé, ce qui bien sûr, n'a rien à voir avec les actes de violence réels, ce crime que je ne souhaite à personne de subir ou de réaliser ! |
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Les attouchements que j’ai vécus durant l'enfance ont-ils quelque chose à voir dans l’orientation de ma vie ? Je dis franchement non !Dès
l'âge de 5 ans, c'est moi qui est cherché les attouchements vers un ami
qui avait 17 ans, plus tard vers 8 ans c'est un de mes oncles qui me
caressait et je vous jure que j'adorai cela, mon oncle pendant cette période
(1944) étant chauffeur de poids lourd et avait un compagnon de route dont
j'étais affreusement jaloux. Et oui, j'avais alors 10 ans j'aimai mon oncle
plus que tout et j'aurai voulu dormir près de lui tout le temps,
malheureusement nous étions séparés par une distance de 250 Km, lui en
zone occupée et moi en zone libre, mais au moment des vacances, ah ! mes
amis ce que j'étais heureux de le retrouver (il était bien entendu marié
et avait deux enfants qu'il n'a jamais touché) bien que je savais que je n'étais
pas le seul à avoir ses faveurs. |
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Ces attouchements peuvent créer, en plus d'un traumatisme psychologique, une véritable dépendance au sexe. Moi même victime d'attouchements sexuels à l'âge de 11 ans et de 13 ans, je peux vous dire que cela peut influencer la sexualité plus tard ! Ces attouchements peuvent créer, en plus d'un traumatisme psychologique, une véritable dépendance au sexe. J'ai très bien vécu ma première expérience à l'âge de 11 ans, le jeune homme en avait 22, mais la seconde a été plus traumatisante, l'homme avait la quarantaine et il avait une influence sur moi, étant donné qu'il était aussi mon prof de gym ! Cette influence a été un révélateur de ma sexualité, car avec lui j'ai connu des relations plus entières et plus importantes qu’avec le précédent ! J'ai laissé en veille cette sexualité jusqu'à l'âge de 17 ans, j'avais alors des relations hétéros, mais très vite l'envie de caresser un sexe d'homme est revenue dans mon esprit avec une force incroyable. Pendant 2 ans, j'étais presque devenu boulimique de sexe, j'avais envie de tout connaître, d'avoir d'autres expériences, réaliser d'autres fantasmes. Mon homosexualité s'est vraiment révélée grâce à ces attouchements passés. Serge |